Face à la crise énergétique, l'Allemagne envisage de remettre en cause l'abandon du nucléaire

L’Allemagne va-t-elle remettre en cause, ou en tout cas repousser, la sortie du nucléaire ? Face à la crise énergétique actuelle, beaucoup de tabous sont remis en cause dans un pays où la dépendance à l’égard du gaz russe oblige à des changements radicaux dans l’urgence, et parfois à des remises en cause douloureuses.

De notre correspondant à Berlin,

L’hostilité au nucléaire a une longue histoire en Allemagne que résume le slogan « Atomkraft, nein danke ! » (Le nucléaire, non merci !) très populaire dans le passé. Il y a plus de vingt ans, l’abandon du nucléaire a été négocié par le gouvernement de gauche de Gerhard Schröder auquel participait les verts. Après la catastrophe de Fukushima, le gouvernement Merkel, qui avait opté pour une plus longue utilisation, fait machine arrière.

L’abandon du nucléaire est donc programmé pour fin 2022. Aujourd’hui, trois centrales sont encore en activité et produisent 6% de l’électricité allemande. Mais alors que les énergies renouvelables prennent toujours plus d’importance, le gaz russe bon marché devait permettre de satisfaire les besoins de l’Allemagne à côté du charbon que l’actuel gouvernement voulait abandonner « si possible » d’ici 2030.

Impasse énergétique


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