Face à la canicule, qu'est-ce que l'hyponatrémie, sur laquelle le gouvernement alerte

Le Ministère des Solidarités et de la Santé alerte sur l’hyponatrémie, risque méconnu mais existant lors de fortes chaleurs, qui survient suite à une consommation excessive d'eau.

SANTE - “La consommation excessive d’eau peut-être source d’hyponatrémie”, alerte curieusement le Ministère des Solidarités et de la Santé ce lundi 18 juillet sur ses réseaux sociaux. À côté des risques de déshydratation ou de coups de chaleur, existe en effet lors d’épisodes caniculaires le risque d’hyponatrémie, bien moins connu.

L’hyponatrémie se définit par une “diminution de la concentration de sodium (sel) dans le sang”. “C’est la conséquence d’un apport excessif d’eau par rapport au sodium (sel) ou d’un excès de perte de sel par rapport à l’élimination en eau”, explique le Ministère. Dans un article de Santé Magazine, le docteur Alexandre Decourt précisait qu’une hyponatrémie avait lieu lorsque la natrémie [taux de sodium dans le sang] avait “une valeur inférieure à 135 mmol/l”.

Quelles sont les personnes à risque ?


“Il faut, effectivement, faire attention aux messages des pouvoirs publics qui recommandent de boire régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif, car ces messages de prévention s’adressent aux personnes bien portantes, qui ne souffrent pas de maladies chroniques”, soulignait ainsi Alexandre Decourt à Santé Magazine en juillet 2020.Parmi les personnes à risque, on trouve en effet les patients atteints de maladies chroniques -insuffisance rénale, insuffisance cardiaque, cancers, diabète- et les personnes âgées. En ce qui concerne les personnes âgées, ces dernières ne peuvent pas “compenser un apport trop important en eau, d’autant qu’à partir d’un certain âge la transpiration est altérée voire absente”, éclaire le Ministère.Plusieurs médicaments peuvent par ailleurs favoriser une hyponatrémie comme les diurétiques (souvent prescrits pour une hypertension artérielle, des problèmes cardiaques ou rénaux) ou les psychotropes (neuroleptiques et antidépresseurs), ajoute le Ministère.


Quels sont les symptômes ?


Une fatigue anormale, des vomissements, une apparition récente de gonflements ou des nausées peuvent être les signes d’une hyponatrémie, et conduisent à un dosage de la natrémie. “Les symptômes neuropsychiatriques (léthargie, l’état confusionnel, convulsions et coma)” apparaissent, quant à eux, pour des “hyponatrémies aiguës sévères”, précise le Ministère.

Comment s’en protéger ?


Celui-ci indique également les recommandations pour les populations à risque: ne pas boire plus d′un litre et demi d’eau par jour en plus des aliments déjà riches en eau, garder une alimentation équilibrée pour maintenir un apport de sel suffisant et adapter les traitements médicamenteux avec son médecin.Il recommande par ailleurs de “mouiller régulièrement la peau et la ventiler” et d’ ”éviter les sorties à l’extérieur aux heures les plus chaudes”.Si l’hyponatrémie sévère est toujours une urgence, Le Manuel MSD, qui reflète l’état des informations médicales aux États-Unis, indique qu’une “hyponatrémie légère peut être traitée en diminuant la prise de liquide à moins de 1 litre par jour”. “Elles [les personnes touchées] ne doivent pas boire plus de 500 ml par jour″, estimait Alexandre Decourt à Santé Magazine.À voir également sur Le HuffPost: “Canicule ou vague de chaleur, comment faire la différence?”

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

VIDÉO - Carnet de Santé - Dr Christian Recchia : "Il ne faut pas attendre d’avoir soif. Il faut boire un verre d’eau toutes les heures"

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