"Nous sommes face à une campagne qui n'arrive pas à commencer" : voici pourquoi c'est inquiétant

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© Sipa

En détournant l'écrivain Jean Giraudoux, on pourrait dire en ce début d'année : l'élection présidentielle n'aura pas lieu. Les Français, évidemment, vont voter les 10 et 24 avril prochains et élire un(e) président(e) de la République. Mais une élection présidentielle ne peut se réduire à une seule opération électorale. Ce doit être aussi l'occasion d'une grande confrontation entre des visions, des valeurs, des propositions.

Depuis 2007, nous avons assisté à des campagnes qui n'en finissaient plus ; aujourd'hui, nous sommes face à une campagne qui n'arrive pas à commencer. Les vagues cumulées des variants Delta et Omicron viennent peser sur l'agenda et accaparent l'essentiel des débats. Des polémiques médiocres et dérisoires occupent le peu d'espace laissé vacant. On ne mesure pas les risques qu'une campagne escamotée ferait courir à notre pays.

Sécession politique et abstention électorale

D'ici peu, le risque de la sécession politique : déjà, en pensant à la campagne présidentielle, les mots les plus choisis par les Français, selon le baromètre Viavoice pour la Fondation Jean-Jaurès, sont l'indifférence (25%), l'incompréhension (22%), la colère (20%), le dégoût (20%), l'ennui (16%), le désespoir (16%), la peur (15%) et la honte (13%) ; l'espoir (22%) faisant figure d'intrus dans la liste.

Puis, en avril, le risque de l'abstention électorale : déjà, la certitude d'aller voter se situe à un niveau inférieur de près de dix points de celui, à période identique, des campagnes pré...


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