Présidentielle: en cas de victoire en 2022, Marine Le Pen souhaite former "un gouvernement d'union nationale"

Jeanne Bulant
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Marine Le Pen sur notre plateau ce jeudi soir. - BFMTV
Marine Le Pen sur notre plateau ce jeudi soir. - BFMTV

La présidente du Rassemblement national (ex-FN) Marine Le Pen souhaite former, si elle est élue présidente en 2022, un "gouvernement d'union nationale", n'excluant pas d'y intégrer sa nièce Marion Maréchal, a-t-elle annoncé jeudi sur BFMTV, en assurant ne pas avoir "peur du pouvoir".

"Je pense que je vais gagner l'élection présidentielle, a-t-elle assuré, avant d'avancer un peu plus tard qu'elle souhaitait mettre en place "un gouvernement d'union nationale". Parce que, selon elle, "c'est ce qui permettra de présenter aux Français l'unité nécessaire autour d'un projet politique".

"Je n'ai pas peur du pouvoir"

"Je n'ai pas d'inquiétude sur le fait que beaucoup de Français seront rassurés quand ils verront la manière dont je dirigerai le pays", a-t-elle poursuivi. La cheffe du RN a souligné qu'elle n'avait "pas peur du pouvoir". "Je ne crains pas le pouvoir. Je ne recule pas devant l'obstacle". Marine Le Pen a aussi dit qu'elle "n'envisageait pas le pouvoir comme l'envisage Emmanuel Macron" et qu'elle comptait "écouter et surtout donner la parole aux Français".

"Les Français ont tout essayé dans les 30 dernières années, la droite et la gauche, ils n'ont pas vu beaucoup de différences. Je viens leur proposer d'être en même temps le meilleur de la droite et le meilleur de la gauche, et je leur dis: regardez ce qu'ont fait nos maires, et ne croyez pas ces procès en sorcellerie qui commencent à dater", a-t-elle ajouté.

Marine Le Pen a par ailleurs indiqué que, si elle était élue, sa première décision politique serait probablement d'"organiser un référendum sur l'immigration" et qu'elle était favorable à "un septennat non renouvelable".

Marion Maréchal dans un éventuel gouvernement?

Interrogée sur l'éventuelle nomination dans ce gouvernement de sa nièce et ancienne députée Marion Maréchal, qui avait critiqué la stratégie de sa tante en septembre, Marine Le Pen a répondu "pourquoi pas".

"Marion est une jeune femme brillante, qui a été députée, qui est maintenant dans la société civile. Si elle souhaite revenir faire de la politique demain, si elle souhaite représenter la société civile, pourquoi pas", a affirmé la candidate à l'Elysée.

La dirigeante d'extrême droite a également cité comme éventuel ministre de la Justice le député européen Jean-Paul Garraud, ancien député UMP et actuel candidat du RN pour les régionales en Occitanie, et comme éventuel ministre de l'Environnement le député européen Hervé Juvin, ancien conseiller de Raymond Barre, et chantre d'une écologie civilisationnelle, protectionniste et identitaire, candidat du RN dans les Pays-de-Loire.

Marine Le Pen n'a pas donné de nom pour le poste de Premier ministre, ni pour celui de ministre de l'Economie mais a assuré que "ce ne sont pas les noms qui manquent pour ce ministère".

Par ailleurs, la présidente du RN a dit "ne pas craindre" une éventuelle candidature du polémiste Éric Zemmour en 2022. Sur un éventuel rapprochement en vue de la prochaine présidentielle, elle a fait savoir: "nous ne pensons pas exactement la même chose. Mais toujours est-il que c'est un patriote".

Elle a souligné ses divergeances avec le polémiste, "notamment sur l'islam". Il considère que l'islam est incompatblei avec la République. Je suppose qu'il faut qu'il en tire des conséquences politiques". "Nous avons une vision différente. Moi je considère que l'islam est une religion comme il y a d'autres religions, et je pense que celles-ci doivent pouvoir être librement exercées dans notre pays". "Moi je lutte contre le fondamentalisme islamiste, contre une idéologie", a-t-elle déclaré.

Article original publié sur BFMTV.com