Dans "Face à Baba", Jean-Luc Mélenchon a eu l'impression de "s’être fait manœuvrer"

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POLITIQUE - On ne l’y reprendra plus. Jean-Luc Mélenchon, invité de “Face à Baba”, a semblé regretter sa participation à l’émission de C8, à propos de laquelle il a dressé de tristes constats dans une note publiée sur son blog ce vendredi 28 janvier. Et il promet d’en tirer des leçons.

Le candidat de la France insoumise à la présidentielle était le deuxième invité de l’émission politique de Cyril Hanouna. En face de lui, plusieurs interlocuteurs pour lui donner la réplique ou le contredire: la chroniqueuse de droite Eugénie Bastié, un policier de la Bac, la fille de Cédric Chouviat, livreur tué lors d’un contrôle routier ou encore... Éric Zemmour, adversaire de Mélenchon à la présidentielle.

Le programme était chargé. Inégalités sociales, retraites, pouvoir d’achat, changement de sexe, immigration, violences policières... le député des Bouches-du-Rhône a passé près de quatre heures sur le plateau de C8, avec des séquences parfois houleuses sur les sujets les plus sensibles.

Critiqué pour ses positions sur la police

Son face-à-face avec Éric Zemmour a ainsi donné lieu à des échanges très tendus, entre accusations d’“indignité” et de “vulgarité”. Alors qu’ils débattaient sur l’immigration, Jean-Luc Mélenchon a perdu patience contre Éric Zemmour qui lui coupait la parole: ”À la niche! Ah, la paix, le chien!”, a lancé l’Insoumis. “Vous ne me parlez pas comme à un chien! Ok Mélenchon? Alors ça suffit maintenant!”, a répliqué Zemmour.

Jean-Luc Mélenchon a aussi été rattrapé par ses propos sur la police. Un extrait face à un agent de la BAC de Saint-Denis, qui accuse Jean-Luc Mélenchon de ne pas être “républicain” à cause de ses déclarations sur la police, alimentait tous les réseaux d’extrême droite ce vendredi, mais pas uniquement.

Aux syndicats de police outrés, sont venus s’ajouter quelques représentants de la majorité présidentielle. La députée LREM Coralie Dubost a ainsi critiqué le “discours agressif délirant” du député insoumis. “Quand on aspire à être le prochain Président de la République française, on ne peut pas tenir des propos haineux à l’encontre des policiers comme l’a fait Jean-Luc Mélenchon hier soir”, a abondé le président des Jeunes avec Macron Ambroise Méjean.

“Le sentiment de s’être fait manœuvrer”

Jean-Luc Mélenchon a réagi aux critiques sur son blog en milieu de journée. “Entendre de bons esprits regretter que le spectacle auquel ils pensaient avoir droit ait été de moins bon goût parce que le ton est monté désole sur l’incurable conformisme des nantis de la vie”, a écrit Mélenchon.

Il a déploré aussi bien la forme que le fond de l’émission, beaucoup plus longue que prévu selon lui, et tout particulièrement la séquence face à son contradicteur principal, “grossier raciste (...) à qui on sert une heure de télé en cadeau”. “Quand une séquence qui devait durer vingt minutes avec Zemmour au lieu de dix par faveur de l’antenne et qui dure pour finir une heure dix, on a du mal à ne pas avoir le sentiment de s’être fait manœuvrer”, a-t-il attaqué.

Sur son face-à-face avec le représentant de la police, il a regretté que ce dernier “n’exprime pas un mot de compassion” devant la fille de Cédric Chouviat, “mort étouffé dans les mains de quatre policiers”. Sur RMC dans la matinée, le député du Nord Adrien Quatennens était venu en renfort pour affirmer que “non, nous ne disons pas ‘tout le monde déteste la police’. Nous disons qu’il y a un problème avec cette police”.

Jeudi, quelques heures avant “Face à Baba”, le candidat de l’Union populaire avait déjà fait polémique en estimant, depuis la manifestation pour les salaires à Paris, que “beaucoup de monde déteste la police” et que “c’est un problème”. Les syndicats policiers étaient alors rapidement montés au créneau.

La conclusion de Jean-Luc Mélenchon après son passage sur C8? “Ne plus jamais accepter aucune émission sans garantie sérieuse d’équilibre, quitte à annuler une heure avant ou à quitter un plateau en cours de route. À bon entendeur, salut!”. Comme une mise en garde du candidat aux chaînes de télévision et organisateurs de débat, qu’il n’hésitera sans doute pas à brandir à nouveau pour décliner certaines invitations.

À voir également sur Le HuffPost: Les coulisses du meeting immersif de Jean-Luc Mélenchon à Nantes

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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