Face à la 3e vague qui monte, Macron s'exprime à 20h

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Fermer les écoles en avançant les vacances ? Étendre les mesures de freinage à d'autres départements ? Ou bien "pousser les murs" des hôpitaux en attendant l'impact des vaccinations ? Face aux critiques sur sa stratégie anti-Covid avec plus de 5.000 patients "en soins critiques", Emmanuel Macron prendra la parole mercredi à 20h pour énoncer ses choix.

Bis repetita. Les Français sont suspendus aux arbitrages que le chef de l'Etat rendra avec les ministres les plus concernés lors du Conseil de défense en cours à l'Elysée, avant de les présenter lui-même lors d'une nouvelle allocution télévisée, la première depuis les traditionnels voeux du 31 décembre 2020. Annoncée mercredi matin par l'Elysée, cette allocution présidentielle est annonciatrice de mesures de grande ampleur, comme depuis le début de la crise il y a un an.

Pour se décider, Emmanuel Macron tiendra compte des dernières données épidémiques, sans pouvoir réellement évaluer encore l'effet du confinement hybride mis en place il y a 13 jours dans 16, puis 19, départements, dont ceux de l'Ile-de-France et des Hauts-de-France. La tendance reste inquiétante avec une hausse des chiffres mettant l'hôpital sous une très forte tension. Le nombre de malades en réanimation a grimpé à 5.072, au-delà des capacités hospitalières normales et du pic de la deuxième vague de novembre. Le taux d'incidence a également augmenté.

Scénario "impossible"

En comptant les malades du Covid et les autres, près de neuf lits de réanimation sur 10 (6.833 sur 7.665 à la date du 26 mars) sont actuellement occupés, selon le ministère de la Santé qui précise que "la montée en charge des capacités se poursuit dans toutes les régions". Cette dégradation n'a fait qu'accentuer la pression sur le chef de l'Etat, pressé par de nombreux médecins, mais aussi l'opposition, de prendre des mesures plus efficaces, voire un confinement strict qu'Emmanuel Macron refuse.

L'image d'un chef de l'Etat tranchant seul a été confortée par son refus de tout "mea culpa" pour ne pas avoir reconfiné fin janvier, contre l'avis des scientifiques. Faute de mesures rapides, des médecins et des responsables hospitaliers ont averti du risque de devoir "trier" les malades faute de lits. Un scénario "impossible" pour le ministre de la Santé Olivier Véran, qui a réaffirmé mardi : "Nous ne laisserons pas saturer les hôpitaux,[...]

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