Pour Fabius, la lutte antiterroriste ne doit pas sacrifier "libertés et droits fondamentaux"

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Le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius estime que la lutte antiterroriste "ne peut conduire à rayer d'un trait de plume libertés et droits fondamentaux", alors que certains appellent à faire évoluer la Loi fondamentale. "Ne nous trompons pas : compte tenu de la nature du terrorisme, est-ce par une révision de la Constitution qu'on va remporter ce combat indispensable ?", demande Laurent Fabius dans un entretien au Journal du dimanche.

"En tout cas, gardons-nous de sacrifier dans cette lutte les valeurs qui nous différencient fondamentalement de ceux qui nous attaquent, à commencer par le principe de dignité de la personne humaine", ajoute-t-il face aux demandes notamment de la droite de mesures sécuritaires plus fortes ou d'un réaffirmation du principe de laïcité qui figure déjà à l'article 1er de la Constitution.

D'éventuels "aménagements à l'exercice de certaines libertés"

Cependant, "lutter contre les terroristes peut justifier des aménagements à l'exercice de certaines libertés. Le Conseil constitutionnel l'admet, tout comme la Cour européenne des droits de l'homme. Oui, ce combat est primordial. Mais il ne peut conduire à rayer d'un trait de plume libertés et droits fondamentaux", insiste l'ancien Premier ministre socialiste.

Certains, comme la présidente de la commission des Lois de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet (LREM), ont considéré en début de semaine que le Conseil Constitutionnel "a tout intérêt à évoluer" dans ses pratiques et sa composition...


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