Fabien Roussel, suspecté d’emploi fictif, entendu par la police

Fabien Roussel, à Paris, le 3 décembre 2018
Stephane Mahe via Reuters Fabien Roussel, à Paris, le 3 décembre 2018

Stephane Mahe via Reuters

Fabien Roussel, à Paris, le 3 décembre 2018

POLITIQUE - Au centre de l’attention politico-médiatique depuis quelques heures, le numéro un du parti communiste réapparaît dans la rubrique « justice ». Fabien Roussel, soupçonné d’avoir été payé comme assistant d’un député entre 2009 et 2014, sans avoir réellement travaillé pour le Parlement, a été entendu fin août en audition libre, a indiqué ce lundi 12 septembre une source proche du dossier, confirmant une information de RTL.

Fabien Roussel, qui conteste ces accusations, a été entendu par les enquêteurs de l’OCLCIFF (Office central de lutte contre les infractions financières) dans le cadre d’une enquête du Parquet national financier (PNF) pour « détournement de fonds publics ».

Fin février, alors en pleine campagne présidentielle, Mediapart a accusé le député du Nord d’avoir été rémunéré entre 2009 et 2014 en tant qu’assistant parlementaire de Jean-Jacques Candelier sans avoir réellement produit de travail. Et cela pour 3.000 euros mensuels.

« L’audition s’est très bien passée »

L’intéressé avait répliqué, en s’engageant notamment à fournir les preuves de son labeur. Une enquête avait été ouverte à la suite des révélations faites par le site d’investigation, accusé par le communiste d’enquêter à charge afin de lui nuire.

Selon l’entourage du député du Nord cité par RTL, l’audition menée par l’OCLCIFF s’est « très bien passée », son avocat précisant que l’intéressé avait « répondu à toutes les questions posées, et qu’il attendait sereinement les suites de la procédure ». Fabien Roussel est ressorti libre de cette audition.

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