Fabien Roussel assure qu'il n'a "pas d'adversaire à gauche"

Fabien Roussel assure qu'il n'a "pas d'adversaire à gauche"
Fabien Roussel, secréaire national du PCF, le 10 septembre 2022 à Brétigny-sur-Orge, au sud de Paris - Thomas SAMSON © 2019 AFP
Fabien Roussel, secréaire national du PCF, le 10 septembre 2022 à Brétigny-sur-Orge, au sud de Paris - Thomas SAMSON © 2019 AFP

Fabien Roussel l’assure: il n’a "pas d’adversaire à gauche". Même pas Jean-Luc Mélenchon, avec lequel il prend régulièrement ses distances? Interrogé sur France 2 ce mercredi, le secrétaire général du Parti communiste français (PCF) joue l’apaisement.

"Je pense que nous devrions tous être unis à manifester jeudi 10 novembre avec les syndicats", dit-il alors qu’une journée de grève de la RATP est prévue ce jour-là, notamment pour réclamer une hausse des salaires.

"Soyons nombreux demain et appelons à participer à ces mobilisations, sans invective entre-nous", plaide Fabien Roussel.

Il rappelle les mesures partagées par les communistes et le reste de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) telles que la "hausse du SMIC à 1600 euros". Et indique, dans la foulée, que "la gauche unie" va défendre des textes de loi "à l’Assemblée nationale comme au Sénat".

Un "soutien étonnant"

L’ancien candidat à la présidentielle rappelle néanmoins ses "différences" sur "la stratégie". "Nous ne mêlerons jamais nos voix avec l’extrême droite", clame-t-il. Une référence aux deux motions de censure déposées récemment par La France insoumise (LFI) et votées par le Rassemblement national.

Au début du mois de novembre dernier, les insoumis ont déposé une disposition de ce type en réaction à un 49.3 dégainé par le gouvernement sur le budget de la Sécurité sociale. Quelques socialistes, mais aussi Fabien Roussel ne l’ont pas voté.

Jean-Luc Mélenchon a répondu par une note de blog en nommant comme "adversaires internes" de la Nupes, "l’aile Hollande du PS, l’aile Jadot de EELV et Fabien Roussel".

"Sous prétexte de refuser les voix RN, ils finissent en fait, sans oser le dire, par soutenir le gouvernement Macron en refusant sa chute", a écrit le leader de La France insoumise.

Avant de qualifier le choix du député du Nord de "soutien étonnant (et isolé au PCF) en faveur du budget de la Sécurité sociale de Macron".

Article original publié sur BFMTV.com