F1 - GP d'Autriche - Charles Leclerc et Sebastian Vettel ne croient pas trop aux chances de Ferrari pour le titre

L'Equipe.fr
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Charles Leclerc et Sebastian Vettel sont sceptiques sur la capacité de Ferrari à lutter pour le titre cette année. La soupe à la grimace pour commencer. Inutile d'enlever le masque, les mots suffisaient. Ni Charles Leclerc, ni Sebastian Vettel ne semblent croire que la Ferrari 2020, baptisée SF1000, a priori mal née, leur permettra de lutter pour le titre cette saison. Sebastian Vettel pour commencer : « A Barcelone, lors des tests hivernaux, nous n'étions pas au niveau que l'on espérait. On attendait avec impatience l'Australie pour voir où nous en étions vraiment. Cette fois, c'est en Autriche que nous allons en savoir plus. » Et d'ajouter « Notre équipe a travaillé dur pour nous proposer de nouvelles options techniques, mais on ne pourra pas les essayer avant la Hongrie, donc pour la troisième course. » A ses côtés Charles Leclerc allait enchaîner, faisant preuve de la même franchise : « On manquait tout particulièrement de vitesse de qualification. On a regardé nos datas, on essaye de comprendre et on part ici en ayant décidé de faire un pas en arrière. On partira sur d'autres options en Hongrie. Cela sera sans doute un peu tard pour lutter pour le titre en 2020. » Et le pilote monégasque de poursuivre : « Ce sera une saison compliquée pour nous. Je suis persuadé à 99 % qu'elle sera plus difficile que celle de l'an passé. » Restait à évoquer la lutte interne que risquent de se livrer les deux pilotes, en partant du postulat que Sebastian Vettel, poussé vers la sortie fin 2020, a toutes les - bonnes - raisons du monde de jouer sa propre carte, plutôt que de se sacrifier au bénéfice de Leclerc. Réponse sous forme de demi-confirmation : « Nous sommes à la fois une équipe et nous nous devons de ne pas la laisser tomber, mais en même temps, chaque pilote court aussi pour lui. On ne sait pas vraiment comment la saison va se dérouler et si l'on sera compétitifs ou pas. Et si à un moment donné il faudra ou non donner la préférence à un pilote. » Traduisez : je ne pars absolument pas comme deuxième pilote. « Je ne compte pas rendre la vie plus facile à Charles sur la piste. Exactement comme l'an passé », a ajouté l'Allemand. Message clairement passé. Réponse du chouchou de la Scuderia : « On s'est bagarrés parfois sur la piste l'an passé et parfois on a travaillé en complémentarité, comme une équipe, ce qui est très important. Cela sera sans doute comparable en 2020. » Dernière sortie en roue libre de Vettel, évoquant les raisons qui expliqueraient pourquoi - comme ses prédécesseurs arrivés champions du monde chez Ferrari (Alain Prost, Fernando Alonso) - il n'avait jamais pu être sacré avec la Scuderia. « On a échoué tous ensemble. L'écurie et moi. J'ai échoué. Nous n'avons jamais eu le package pour nous permettre de lutter tout au long de la saison avec Mercedes. Nous étions justes moins rapides qu'eux. Nous n'avions pas le meilleur package. Nous n'étions pas une aussi bonne équipe que Mercedes. » Point presque final.