Fête de la musique : les Français retrouvent un peu de joie collective

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Avec la dernière étape du déconfinement dimanche, la Fête de la musique s’est tenue lundi en France sans couvre-feu. L’épidémie de Covid-19 s’atténuant dans le pays, les fêtards ont pu profiter de l’événement, avec des fortunes diverses d’un endroit à un autre.

"On ne fait plus la fête. La bamboche, c’est terminé", déclarait Pierre Pouëssel sur France 3, il y a quelques mois. C’était le 22 octobre. Avec ces mots singuliers, le préfet du Centre-Val de Loire présentait le couvre-feu qui allait entrer en vigueur dans la région. Peu après, tout le pays allait connaître le même sort, face à la deuxième vague de Covid-19.

Le virus reste imprévisible, mais en ce début d’été 2021, la France retrouve peu à peu ses habitudes d'avant le Covid-19. Les Français sont déconfinés et de plus en plus vaccinés, les commerces et établissements longtemps fermés rouvrent progressivement, et la fête est à nouveau possible. Avec la levée du couvre-feu dimanche, la traditionnelle Fête de la musique a pu avoir lieu lundi 21 juin.

"Le plaisir de se retrouver"

Certes, ce n’était pas une Fête à la hauteur de précédentes éditions. À cause du coronavirus, il y a toujours des règles à respecter, et il n’était pas possible d’organiser de grandes festivités comme avant 2020. À Strasbourg, la municipalité n’a ainsi rien prévu, estimant que les nouvelles consignes sanitaires sont tombées trop tardivement. La météo a aussi fait des siennes : Rennes, Nantes et Tours ont dû annuler leurs programmations à cause des orages.

Mais partout où c’était possible, les amateurs de musique en ont profité. Roselyne Bachelot, la ministre de la Culture, a savouré "le plaisir de se retrouver pour vivre la culture, ensemble, partout en France". Au palais de l’Élysée, le président de la République Emmanuel Macron a lui décoré Marc Cerrone et Jean-Michel Jarre, pionniers de la musique électro, avant un concert dans la cour avec d’autres artistes devant une assemblée de 300 personnes assises.

À Nantes, l’hommage à Steve

La 40e édition de ce rendez-vous populaire a été l’occasion de retrouvailles avec les plaisirs de la fête. Les règles sanitaires ont toutefois donné lieu à des moments quelque peu chaotiques. En extérieur, le port du masque n’est plus obligatoire sauf en cas d’affluence importante. À Paris, les forces de l’ordre ont dû intervenir plusieurs fois pour interrompre des événements spontanés interdits ou des rassemblements trop importants qui réunissaient des spectateurs non masqués.

Si l’ambiance fut festive dans la plupart des villes du pays, à Nantes, le cœur n’était pas vraiment à célébrer la musique. Un millier de personnes ont défilé pour Steve Maia Caniço, mort noyé dans la Loire il y a deux ans après une intervention policière. Les proches du jeune homme, décédé à l’âge de 24 ans, voulaient "lui rendre hommage, dans un but pacifique et non pour une revendication politique", a confié Moune, l’une de ses amies. Des heurts ont toutefois éclaté lors d’une autre manifestation un peu plus tard dans la ville.

Avec AFP

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