La Fête des Lumières à Lyon frappée de plein fouet par les grèves

AFP
En ce week-end de Fête des Lumières à Lyon, les professionnels du tourisme craignent l'impact des grèves.

Casse-tête mathématique et mouvements sociaux. Les hôtels de Lyon sont loin de faire le plein, alors qu’il est habituellement impossible de trouver une chambre en ville pendant le long week-end de la Fête des lumières, dénoncent ce samedi 7 décembre les professionnels, qui l’expliquent par l’impact des grèves.

"Globalement, on est entre -10% et -15% au niveau des réservations, mais cela peut atteindre -30% pour certains hôtels", indique Laurent Duc, président national du syndicat professionnel Umih et exploitant d’un établissement à Villeurbanne (banlieue de Lyon).

"Ça fait cinq jours que ça annule", souligne-t-il, estimant que les pertes de revenus provoquées par le mouvement de contestation contre la réforme des retraites pourraient coûter "deux points de marge" sur l’ensemble de l’année pour les hôteliers locaux.

Selon Laurent Duc, baisse des réservations et annulations touchent tous les hôtels de la ville, quelle que soit leur catégorie.

La réception de l’hôtel Carlton, un quatre étoiles situé en plein centre-ville, confirme de nombreuses annulations, "en particulier des étrangers qui craignent de ne pas pouvoir trouver un train pour repartir".

L’hôtel Château Perrache se dit également "très impacté". "Non seulement plusieurs séminaires à hauteur de plus de 25.000 euros ont été annulés ou reportés, mais nous enregistrons en moyenne 15 annulations par jour depuis mercredi", explique sa directrice Marta Pardo-Badier. "Nous ne sommes pas complets depuis le 5 décembre, alors que tout était réservé".

Laurent Duc relève que les grèves "ne sont pas un cas de force majeure" qui aurait permis aux touristes ayant versé des arrhes de récupérer leur mise.

"Souvent pour payer moins cher, les gens ont acheté des chambres avec des tarifs non modifiables, non remboursables. Vous imaginez les gens qui ont mis 500 euros pour un week-end à Lyon et qui ont tout perdu. Ce n’est pas comme ça qu’on va redevenir la première destination touristique mondiale !", s’indigne le (...)

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