Les féministes chiliennes approuvent le projet de nouvelle Constitution

À tout juste une semaine du référendum constitutionnel au Chili, les féministes ont célébré samedi 27 août l’option de « l’apruebo », celle en faveur de la nouvelle Constitution (opposée au « rechazo », le non). 4 500 femmes ont participé à un événement festif et gratuit organisé par plus d’une trentaine d’organisations et qui avait lieu dans un théâtre du centre de la capitale.

Avec notre correspondante à Santiago, Naïla Derroisné

Les féministes défendent le nouveau texte constitutionnel, le premier au monde à avoir été écrit avec autant de femmes que d’hommes. Et qui garantit la parité à tous les niveaux, le droit à l’avortement, le droit à une vie sans violences ou encore qui reconnait le travail domestique et des aidants.

« Votons pour une nouvelle Constitution ! » lance l’actrice chilienne Natalia Valdebenito.

Arrive ensuite sur scène la célèbre féministe argentine Rita Segato : « Je pense que ce processus n’est pas seulement chilien mais il est issu de ce lien solide qui unit toutes les femmes du continent, des Andes à l’Amazonie et l’Amérique du Sud. Le Chili nous représente ! »

Puis c’est au tour de la rappeuse franco-chilienne, fille d’exilés, Ana Tijoux, de prendre le micro. « Nous avons l’opportunité d’en finir avec la Constitution de Pinochet, d’en finir avec le patriarcat fasciste de ce pays », lance-t-elle.

À l’unisson avec la salle, elle chante son célèbre titre « Anti-patriarcat ».

Eila, étudiante, a assisté aux 3 heures de show. « On était entourées de femmes qui veulent la même chose et on s’est senties totalement en sécurité, ce qui n’est pas le cas dans d’autres événements. C’était très beau et très très émouvant ! »


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