Le "féminisme washing" : ces entreprises où le féminisme est surtout de façade

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La journaliste Léa Lejeune a enquêté sur ces entreprises qui pratiquent un féminisme de façade. Elles se disent féministes à travers leurs campagnes de communication, mais en interne, c'est une autre histoire. Elle est revenue sur l'expression "féminisme washing" au micro de Rémi Bostsarron dans Europe 1 Midi.

Comment appelle-t-on une entreprise qui s'affiche comme féministe mais qui, en interne, ne respecte pas ces valeurs ? Pour répondre à cette question, la journaliste Léa Lejeune, qui travaille chez Challenges, a carrément inventé un terme : le "féminisme washing". Elle explique ce concept dans un livre paru au début du mois de mars au éditions du Seuil : Féminisme Washing - Quand les entreprises récupèrent la cause des femmes.

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"C'est une expression que j'ai inventée en la dérivant de 'green washing'", explique la journaliste. "Cela correspond à l'ensemble des pratiques de communication et de marketing utilisées par les entreprises pour faire croire qu'elles sont féministes, qu'elles respectent l'égalité hommes-femmes, alors qu'en interne, elles n'ont pas fait le travail pour changer leur production ou mieux traiter les femmes salariées." En clair, le "féminisme washing", c'est quand les marques affichent des valeurs féministes alors qu'en fait, au sein de l'organisation, ces valeurs ne sont pas appliquées.

Mais alors pourquoi afficher des valeurs féministes si c'est pour ne pas les respecter ? "Parce qu'aujourd'hui, le féminisme est plébiscité par 58% des Français qui se disent féministes, alors que ce n'était pas le cas avant, et elles y ont vu une opportunité", explique Léa Lejeune.

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