"Les féminicides ne sont pas assez punis" : la mère d'Aurélie, tuée lundi à Douai, témoigne

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Aurélie, 33 ans, a été retrouvée morte à son domicile, couverte d'hématomes et traces de coups multiples. Son compagnon a été mis en examen pour homicide volontaire.

"Elle avait peur, elle nous le disait sans arrêt." Lundi matin, Aurélie, 33 ans, est retrouvée morte à son domicile, couverte d'hématomes et traces de coups multiples. Son compagnon a depuis été mis en examen pour homicide involontaire. La victime avait pourtant déposé deux plaintes à son encontre pour menace de mort. Interrogée sur BFMTV, la mère d'Aurélie dénonce une certaine "impunité" des violences conjugales.

"Il avait déjà donné un coup de couteau à ma fille", témoigne Marie-Jeanne, la mère de la victime, sur notre antenne. 

Le suspect, un individu de 38 ans, avait déjà fait l'objet de 12 condamnations, entre 2004 et 2019 notamment pour "vols, outrages, dégradations, menaces et violences". Le suspect avait cependant été poursuivi en novembre 2018, notamment pour des violences à l'encontre d'Aurélie. Il avait finalement été relaxé des violences conjugales au bénéfice du doute, la jeune femme étant revenu sur ses accusations.

Au moment des faits, il bénéficiait par ailleurs d'une mesure d'aménagement de peine, détention à domicile sous surveillance électronique, pour l'exécution d'une peine de 10 mois d'emprisonnement pour "vol aggravé et dégradations graves du bien d'autrui" 

"Il a été libéré pour bonne conduite", déplore Marie-Jeanne. Et de questionner: "Qu'est-ce qu'ils ont fait pour le surveiller? Ils lui ont mis un bracelet électronique..."

Deux plaintes pour menaces de mort

Aurélie avait cependant déposé deux plaintes pour menaces de mort à l'encontre de son compagnon depuis sa sortie de prison. La première plainte, en octobre 2019, a été "classée sans suite" notamment parce que la victime n'avait pas répondu aux convocations des enquêteurs. Elle avait à nouveau porté plainte le 5 mai "pour des menaces de mort par téléphone". 

"Ces derniers temps, Aurélie me disait qu'il lui faisait peur, qu'il la harcelait", confirme sa mère. "Elle nous prévenait sans arrêt."

"Il faut que la justice réagisse", termine-t-elle. "Les féminicides ne sont pas assez punis. Il y en a trop. Cela doit cesser."

Article original publié sur BFMTV.com

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