Féminicides : "Il faut que les violences conjugales soient en haut de la pile des plaintes"

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Les féminicides se multiplient et laissent un sentiment d'impuissance des politiques. Ce fut encore le cas vendredi à Colmar. Sur Europe 1, Ernestine Ronai, responsable de l’Observatoire départemental de Seine-Saint-Denis des violences envers les femmes plaide pour que la dangerosité des hommes violents soit mieux prise en compte et que les acteurs soient mieux formés à la prise en charge des violences conjugales. Pour elle, il faut que les personnels soient "formés, volontaires et même sélectionnés" pour que les plaintes soient mieux considérées.

"On a tendance à banaliser ces faits"

"Il faut vraiment considérer qu'un violent conjugal est dangereux" et c'est n'est pas suffisamment le cas, actuellement, estime Ernestine Ronai. Elle rappelle que dans l'une des récentes affaires médiatiques, comment souvent, la femme avait porté plainte pour "injure, crachat et sentiment d'être suivie". Or selon, elle, malheureusement, "on a une tendance à banaliser" ces faits et à ne pas les prendre en compte. Alors qu'il faudrait au contraire que les "violences conjugales soient sur le dessus de la pile des plaintes".

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La responsable de l’Observatoire départemental de Seine-Saint-Denis des violences envers les femmes appelle donc à ce que la dangerosité des hommes violents soit prise en compte "dès les premières violences révélées, qui ne sont jamais les premières violences subi...


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