Féminicides : des élus appellent la garde des Sceaux à tester le bracelet électronique

franceinfo avec AFP
Le bracelet électronique permet aux femmes et aux forces de l'ordre d'être prévenues, via un boîtier, de la présence de l'ex-conjoint dans un périmètre donné.

Dans leur département, quatre femmes sont mortes "de violences conjugales ces dernières semaines". Plusieurs députés et sénateurs du Val-d'Oise ont écrit à la garde des Sceaux, afin de réclamer l'expérimentation d'un bracelet électronique pour tenir les ex-conjoints violents à distance. "L'urgence de la situation est réelle", soulignent ces 24 élus de tous bords (10 députés, 4 sénateurs, 10 élus à la région) dans cette lettre datée du 4 juin, et que l'AFP a consultée mercredi.


Depuis près de deux ans, la présidente du tribunal de Pontoise, Gwenola Joly-Coz, et le procureur, Eric Corbaux, demandent à être autorisés à tester ce "dispositif anti-rapprochement", prévu par la loi depuis 2017 mais jamais mis en oeuvre. Ils estiment qu'il faut "changer de réponse" face à des meurtres de femmes que la France "n'arrive pas à enrayer".

Le bracelet électronique permet aux femmes et aux forces de l'ordre d'être prévenues via un boîtier de la présence de l'ex-conjoint dans un périmètre donné. Ce dispositif a fait ses preuves dans plusieurs Etats européens, dont l'Espagne. En 2018, dans ce pays de 46 millions d'habitants, 47 morts ont été recensées, trente de moins que dix ans plus tôt. Pionnier dans la lutte contre les violences faites aux femmes, Madrid fait figure de modèle, grâce à des lois de 2005 et 2009 ayant institutionnalisé téléphones rouges, tribunaux spécialisés et (...)

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