Féminicide en Moselle : la ville d'Hayange rend hommage à Stéphanie

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Une minute de silence a été observée mercredi après-midi devant la mairie d'Hayange en mémoire de Stéphanie, tuée de plusieurs coups de couteau par son compagnon.

"La justice doit agir". La mairie d'Hayange a rendu hommage ce mercredi à Stéphanie, tuée par son compagnon dans la nuit de lundi à dimanche. Une minute de silence a notamment été observée devant l'Hôtel de ville, en présence du maire, des élus et de proches de la jeune femme tuée. 

"Voir Stéphanie nous quitter si tôt est une terrible injustice, alors que ce drame était évitable", a déclaré Fabien Engelmann, maire RN d'Hayange.

"Le laxisme de la justice doit cesser"

"La police seule ne peut pas tout. Au sein de notre République intervient aussi la justice", a ajouté l'édile, "le laxisme de la justice doit cesser, les délinquants et les criminels doivent être punis avec plus de fermeté".

Âgée de 21 ans et mère d'une petite fille de 4 ans, Stéphanie a été attaquée en pleine rues par un homme qui lui a asséné plusieurs coups de couteau. Son compagnon est suspecté: il a été interpellé et déféré en vue de sa mise en examen ce mercredi. Malgré une plainte de la victime contre lui le 3 novembre 2020 et une main courante déposée le 14 janvier 2020, l'homme avait été placé sous bracelet électronique - pour une autre affaire - courant mai au même domicile que sa conjointe.

"Un homme comme ça, il ne doit plus sortir de prison"

"C'était un homme violent, un homme comme ça il ne doit plus sortir de prison", a déclaré la grand-mère de Stéphanie, présente à l'hommage rendu à sa petite fille. "Le procureur franchement... on était tous choqués", a ajouté la grand-mère.

Le procureur de Metz, lors d'une conférence de presse qui s'est tenue mardi, a réfuté tout "dysfonctionnement judiciaire" après ce féminicide, tout en reconnaissant que, "dans un monde idéal", des plaintes déposées par la victime à l'encontre de son conjoint violent auraient dû être signalées au parquet.

"Cet individu de 23 ans n'aurait jamais dû pouvoir arracher la vie de Stéphanie, il n'aurait jamais dû briser à jamais une famille sous les yeux d'une fillette", a enfin ajouté Fabien Engelmann, "un tel déferlement de haine et de sauvagerie ne doit pas pouvoir se produire dans un pays comme le nôtre".

Article original publié sur BFMTV.com

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