Féminicide d'Hayange: les trois gardes à vue levées, le suspect en cours de défèrement

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Photo du domicile de la victime à Hayange, Moselle, le 25 mai 2021 - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Photo du domicile de la victime à Hayange, Moselle, le 25 mai 2021 - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Les trois gardes à vue dans l'affaire du féminicide d'Hayange ont été levées ce mercredi, a appris BFMTV de sources concordantes. L'homme soupçonné d'avoir tué sa compagne en Moselle était en cours de défèrement ce mercredi, ainsi que la femme chez qui il avait trouvé refuge.

Ils vont prochainement être présentés à un juge en vue d'une mise en examen. Quant à la troisième personne qui était en garde à vue, l'homme du couple chez qui il avait trouvé refuge, a été relâchée sans poursuite à ce stade.

Âgée de 21 ans et mère d'une petite fille de 4 ans, la victime a été attaquée en pleine rue, à proximité de son domicile situé à Hayange, en Moselle. Dans la nuit, la jeune femme est poursuivie par un homme qui lui donne plusieurs coups de couteau. Elle s'effondre et meurt quelques instants plus tard, magré l'intervention des secours.

Le procureur conteste "tout dysfonctionnement"

Lors d'une conférence de presse tenue mardi, le procureur de Metz a réfuté tout "dysfonctionnement judiciaire" après ce féminicide, tout en reconnaissant que, "dans un monde idéal", des plaintes déposées par la victime à l'encontre de son conjoint violent auraient dû être signalées au parquet.

Le suspect, de nationalité kosovare, avait été assigné à résidence au domicile qu'il partageait avec sa compagne, alors que celle-ci avait déjà porté plainte contre lui pour menaces de mort et harcèlement.

Le procureur de Metz a néanmoins expliqué que la jeune femme avait été recontactée à la suite de sa plainte "par un intervenant social de la police et qu'elle n'avait pas donné suite aux démarches entreprises par cet intervenant". D'autre part, la jeune femme avait accepté que son compagnon retourne à leur domicile à sa sortie de prison en mai, selon les informations de BFMTV.

Article original publié sur BFMTV.com