Féminicide d'Hayange: le président LR du Grand-Est Jean Rottner réclame une enquête administrative

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Des fleurs déposées sous le portrait de la jeune femme tuée par son conjoint violent, le 25 mai 2021 à Hayange (Moselle). - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN © 2019 AFP
Des fleurs déposées sous le portrait de la jeune femme tuée par son conjoint violent, le 25 mai 2021 à Hayange (Moselle). - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN © 2019 AFP

Le président LR du Conseil régional du Grand Est, Jean Rottner, a réclamé ce mercredi "une enquête administrative" après le féminicide commis dans la nuit de dimanche à lundi à Hayange (Moselle) sur une jeune femme de 22 ans.

"Ce drame pose des questions, le lien entre la police et la justice, le suivi des signalements, le suivi des dépôts de plainte", a déclaré Jean Rottner, interrogé sur LCI. "Je pense qu'il faut qu'il y ait une enquête administrative."

"Il y a quand même eu un problème", a estimé le président de région, candidat à sa propre succession dans le Grand Est. Il a fait état de la plainte pour violence déposée le 3 novembre dernier par la victime contre son compagnon, et souligné les "témoignages de voisins récurrents, qui expliquent que la police faisait beaucoup de passages dans cette famille".

Y a-t-il eu "dysfonctionnement"?

Mardi, le procureur de la République de Metz, Christian Mercuri, avait écarté tout "dysfonctionnement des services judiciaires dans cette affaire", soulignant que le parquet n'avait pas été informé par la police du dépôt d'une main courante, puis d'une plainte, par la jeune femme contre son compagnon, un ressortissant serbe de 23 ans, disposant du statut de réfugié politique.
Cet homme, incarcéré depuis le 26 novembre dans une affaire de délits routiers, avait ainsi bénéficié d'un aménagement de peine et avait pu poursuivre sa détention à domicile sous surveillance électronique à partir du 13 mai, soit dix jours avant la survenue du féminicide.

Cet homme n'était pas identifié par la justice "comme un conjoint violent", avait insisté Christian Mercuri, pour justifier l'aménagement de peine au domicile conjugal.

"Nous allons travailler avec le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice pour comprendre ce qui a pu dysfonctionner", avait réagi mardi soir Elisabeth Moreno, ministre déléguée à l'Egalité femmes-hommes sur BFMTV. Mercredi, un rassemblement en hommage à la victime doit se tenir à 18H00 devant l'Hôtel de Ville d'Hayange.

Article original publié sur BFMTV.com

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