Féminicide de Bordeaux: l'ex-conjoint présenté à la justice en vue d'une mise en examen

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Une affiche
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L'homme de 36 ans arrêté vendredi pour le meurtre de son ex-compagne mortellement poignardée chez elle à Bordeaux va être présenté à un juge d'instruction ce dimanche en vue de sa mise en examen", a annoncé la procureure.
Au terme de sa garde à vue, "le mis en cause doit être déféré ce jour à 12h00 au parquet de Bordeaux en vue de sa mise en examen du chef d'homicide volontaire par conjoint", a indiqué la procureure Frédérique Porterie qui a ouvert une information judiciaire. Mickaël F. est soupçonné d'avoir mortellement poignardé vendredi peu après 9h00 son ex-compagne de 31 ans, qu'il n'avait pas le droit de voir. La mère de leur fillette de 4 ans l'avait quitté début janvier, une séparation qu'"il n'acceptait pas", selon la procureure. Le trentenaire, décrit comme dépressif et ayant des problèmes d'"addiction" à l'alcool, avait été interpellé peu après par les policiers du Raid alors qu'il était retranché dans son appartement, à 400 m du domicile de la victime. Condamné à six reprises (infractions routières et aux stupéfiants entre 2004 et 2009), l'ex-conjoint ne l'avait jamais été pour violences.

Deux plaintes déposées

Mais depuis le début de l'année, la victime se disait harcelée et avait porté plainte à deux reprises à la police, en janvier, puis en mars au parquet pour dénoncer le comportement "obsessionnel" de son ex-compagnon. Entendue à plusieurs reprises par les enquêteurs, la victime affirmait qu'"il rodait autour de chez elle" et lui envoyait de nombreux messages par SMS ou WhatsApp au sujet de leur séparation et de la garde de leur fille, a relaté la procureure.

Quelques jours avant le drame, lundi, il avait déjà été placé en garde à vue dans le cadre de la plainte déposée le 30 mars par son ex-compagne. Mardi, le parquet avait décidé de le renvoyer devant le tribunal le 16 novembre pour répondre d'"envois réitérés de messages malveillants (...) entre le 3 janvier et le 17 juin" et l'avait placé sous contrôle judiciaire avec "interdiction d'entrer en contact" avec elle et "obligation de se soigner". Une première enquête sur une plainte du 6 janvier dénonçant des "violences psychologiques" avait fait l'objet d'une orientation vers une "mesure alternative" aux poursuites sous condition pour lui de suivre des soins et de faire un stage pour "auteurs de violences conjugales", selon la procureure. Un rassemblement en hommage à la jeune femme est prévu à 16h00 devant son domicile.

Article original publié sur BFMTV.com

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