Féminicide à Nice: une information judiciaire ouverte pour assassinat

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La balance de la Justice (illustration) - LOIC VENANCE / AFP
La balance de la Justice (illustration) - LOIC VENANCE / AFP

Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Nice pour assassinat après la mort ce week-end d'une Niçoise de 45 ans, a appris BFM Nice Côte d'Azur auprès du parquet.

L'ex-compagnon de la victime avait été placé en garde à vue samedi soir. Il doit être présenté à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen. Une enquête avait été ouverte ce week-end pour "homicide volontaire par conjoint" et confiée à la brigade criminelle de la sûreté départementale de Nice.

L'homme reconnaît avoir étranglé la victime

L'homme âgé de 60 ans est le principal suspect dans cette affaire. Il s'était rendu aux forces de l'ordre à la caserne Auvare samedi soir. Il avait alors affirmé aux policiers qu'il avait frappé sa femme lors d’une dispute, sans savoir dans quel était elle se trouvait.

Il avait ensuite emmené la police vers un véhicule dans lequel se trouvait le corps de son ex-compagne.

"A ce stade de la procédure (...) l'ex-compagnon de la victime (...) reconnaît avoir étranglé la victime suite à une dispute dont les raisons sont encore à établir précisément. Ces faits s'inscrivent en tout état de cause dans la suite d'une séparation conjugale intervenue durant le printemps 2021", a précisé lundi le procureur de Nice, Xavier Bonhomme, dans un communiqué. 6244892570001_6289662439001

Le fils de la victime sorti de garde à vue

L'homme et la victime, mère de quatre enfants, étaient séparés depuis plusieurs mois mais continuaient de se fréquenter régulièrement.

La fils de la victime, qu'elle a eu lors d'une précédente relation, avait lui aussi été placé en garde à vue ce week-end et en est désormais sorti. L'homme âgé d'une vingtaine d'années, avait attiré l'attention de la police car le corps de sa mère avait été retrouvé dans sa voiture. D'abord soupçonné de complicité, il n'est plus mis en cause à ce stade.

L'ex-compagnon de la victime n'était, lui, pas connu des forces de l'ordre ni de la justice. "Des réquisitions de mandat de dépôt vont être prises par mon parquet pour notamment apaiser le trouble exceptionnel causé par l'infraction ainsi reprochée", a ajouté le procureur.

Trois féminicides dès le 1er jour de l'année

Samedi 1er janvier déjà deux femmes, âgées de 27 ans et 56 ans, avaient été tuées à coups de couteau dans le Maine-et-Loire et en Meurthe-et-Moselle. Leurs compagnons ont été interpellés.

"Les violences envers les femmes ne s'arrêtent pas avec la nouvelle année. Ce qu'il faut bien comprendre c'est que les féminicides sont seulement le haut de l'iceberg et qu'il y a énormément de violences psychologiques et physiques qui arrivent avant le fait de tuer cette femme", avait dénoncé samedi Marylie Breuil, membre de #NousToutes, sur France Info.

Selon le dernier bilan du ministère de l'Intérieur, 102 femmes avaient été tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en 2020. Elles étaient 146 en 2019. Le collectif féministe contre les violences sexistes et sexuelles #NousToutes dénombre 113 féminicides en 2021.

Article original publié sur BFMTV.com

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