Féminicide à Mérignac: des sanctions légères envisagées pour trois des six policiers

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Des fleurs sont déposées le 5 mai 2021 à Mérignac, près de Bordeaux, à l'endroit où une femme de 31 ans a été brûlée vive par son mari - MEHDI FEDOUACH © 2019 AFP
Des fleurs sont déposées le 5 mai 2021 à Mérignac, près de Bordeaux, à l'endroit où une femme de 31 ans a été brûlée vive par son mari - MEHDI FEDOUACH © 2019 AFP

L'IGPN avait relevé des fautes professionnelles et des erreurs d'appréciation qui, mises bout à bout, avaient conduit à ne pas empêcher la mort de Chahinez Daoud. Six policiers étaient convoqués ce mardi devant un conseil de discipline pour déterminer si des sanctions étaient à envisager après la mort de cette femme de 31 ans, brûlée vive dans la rue à Mérignac par son ex-mari contre lequel elle avait porté plainte un mois plus tôt.

Le conseil de discipline, composé à moitié par des membres du ministère de l'Intérieur et l'autre moitié par des représentants de syndicats policiers, a proposé des sanctions à l'encontre de trois des six policiers. L'instance préconise des sanctions du 1er groupe, c'est-à-dire des sanctions légères, à savoir un blâme pour deux des trois agents et une exclusion de 3 jours avec sursis pour le dernier fonctionnaire.

Des sanctions prononcées dans les deux mois

Ces sanctions ne sont qu'une proposition faite par le conseil de discipline. Il revient désormais au Directeur général de la police nationale ou au ministre de l'Intérieur de prononcer, en validant ou non cet avis, des sanctions définitives à l'encontre de ces trois policiers.

Un autre conseil de discipline est toujours en cours pour examiner le cas de deux autres policiers mis en cause par l'enquête administrative effectuée par l'Inspection générale de la police nationale après le meurtre de cette mère de famille. Enfin un sixième fonctionnaire était également convoqué. Son audition a été reportée en raison d'un problème de santé.

L'enquête de l'IGPN avait révélé des fautes professionnelles, à savoir un mauvais enregistrement de la plainte de Chahinez Daoud, mais aussi des choix procéduraux contestés, comme l'absence de recherches pour géolocaliser l'ex-mari déjà condamné pour des violences sur son épouse. Le policier qui avait enregistré la plainte de la jeune femme a lui été radié de la police. Condamné pour des violences sur sa compagne, il n'en avait pas informé sa hiérarchie.

Article original publié sur BFMTV.com

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