Féminicide à Hayange : la thèse du « dysfonctionnement » de la justice rejetée

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Selon le procureur, il y avait eu également dans le passé « plusieurs interventions de police secours au domicile conjugal », le parquet ne disposant pas encore des « motifs exacts » de ces interventions.
Selon le procureur, il y avait eu également dans le passé « plusieurs interventions de police secours au domicile conjugal », le parquet ne disposant pas encore des « motifs exacts » de ces interventions.

La mort de la jeune femme de 22 ans, dans la nuit de dimanche 23 à lundi 24 mai, à Hayange aurait-elle pu être évitée ? Victime d'un féminicide présumé, elle avait déjà fait appel à la justice contre son conjoint. Mardi 25 mai, Christian Mercuri, procureur de la République de Metz, a toutefois rejeté toute idée qu'un « dysfonctionnement des services judiciaires » aurait pu conduire à la mort de cette jeune femme, en Moselle. Il a bien reconnu que la victime avait déposé une première main courante, contre son conjoint, le 14 janvier 2020, qui a été suivie, le 3 novembre de la même année, d'une plainte.

Toutefois, il « ne pense pas qu'à l'heure actuelle on puisse parler d'un dysfonctionnement des services judiciaires dans cette affaire », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. La main courante et la plainte déposées par la victime faisaient état « de violences verbales, de harcèlement ou de menaces de mort », a-t-il indiqué, précisant qu'elles avaient été déposées avant l'incarcération en novembre 2020, pour des délits routiers, de l'auteur présumé du féminicide.

Le suspect arrêté lundi, quelques heures après le meurtre

À la mi-mai, la cour d'appel avait autorisé ce jeune homme de 23 ans, de nationalité serbe, à poursuivre sa détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE), un aménagement que lui avait refusé dans un premier temps un juge d'application des peines. Le suspect a été arrêté lundi après-midi à Hayange chez un couple de sa connai [...] Lire la suite