Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession, met l’accent sur l’insécurité en RDC

Pour le dernier discours de son quinquennat sur l’état de la nation Félix Tshisekedi a choisi de s’attarder sur l’état sécuritaire de son pays. Le président s’est exprimé ce 14 novembre, à un peu plus d’un mois de l’élection présidentielle, fixée au 20 décembre prochain.

Selon la presse congolaise, ce discours solennel a résonné comme un bilan effectué devant les deux chambres du Parlement, réunies en congrès. Le chef de l’État a surtout mis l’accent sur l’insécurité qui sévit dans l’Est de la RDC comme dans la province du Kwango, située dans le sud-ouest du pays.

Selon Radio Okapi, qui établit un verbatim de ce discours, Félix Tshisekedi a à nouveau dénoncé l’implication du Rwanda, accusé de soutenir la rébellion du groupe armé M23 dans le nord-Kivu et plus largement de déstabiliser la RDC. Il a également plaidé pour le retrait de la Monusco, tout en affirmant qu’il veillera au renforcement des capacités de l’armée congolaise pour compenser le retrait de la force d’interposition onusienne.

À moins d’une semaine de l’ouverture de la campagne électorale, le président, au pouvoir depuis janvier 2019 et candidat pour un nouveau quinquennat, a ainsi présenté un bilan sécuritaire, économique, démocratique de sa présidence, tout en soulignant les avancées et les chantiers encore à consolider.

La sécurité sera donc un thème majeur de l’élection présidentielle à venir. Vingt-six candidats ont été enregistrés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), rapportait début novembre 7sur7.cd.

Non-affiliation partisane

Mais cette liste publiée reste provisoire, puisqu’elle doit encore être examinée par la Cour constitutionnelle. C’est samedi 18 novembre que la liste définitive des candidats sera publiée, publication qui marquera l’ouverture officielle de la campagne électorale.

Parmi eux donc, Félix Tshisekedi, qui note la BBC, est candidat sous une étiquette singulière. Car s’il a été désigné officiellement candidat de la majorité au pouvoir, “l’Union sacrée de la nation”, Félix Tshisekedi est pourtant inscrit comme candidat indépendant. Selon les observateurs de la vie politique congolaise, la coalition de partis politiques soutenant sa candidature n’est pas “officiellement enregistrée” comme une plateforme politique, rappelle la BBC. En outre, cette non-affiliation partisane permet au président sortant de permettre à d’autres partis de soutenir sa candidature.

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