Les expulsions d'Haïtiens de République dominicaine se poursuivent

AFP - ERIKA SANTELICES

Les expulsions d'Haïtiens de République dominicaine se poursuivent, malgré l'appel du haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme. Ce dernier a demandé jeudi dernier 10 novembre l'arrêt de ces renvois de force, en rappelant la crise humanitaire et sécuritaire qui prévaut en Haïti.

Rien qu'au moins d'octobre, plus de 14 800 Haïtiens, le plus souvent sans papiers, ont été expulsés par les autorités dominicaines, selon les chiffres du Garr, le Groupe d'appui aux rapatriés et réfugiés.

Son coordonnateur, Carl-Henry Petit Frère, demande à l'ONU de maintenir la pression et appelle même à des sanctions contre la République dominicaine, pays avec lequel Haïti partage l'île d'Hispaniola.

« Chaque semaine, on reçoit des nouveaux rapports sur le traitement qui est donné (aux réfugiés haïtiens en République dominicaine). S’ils sont dans la rue, il n’y a parfois pas de questions qui sont posées aux gens. On les met dans une cage, et des fois, ils passent des jours en prison, à même le sol, sans couverture, sans manger. Par moments, on remarque même qu’il y a des enfants non accompagnés, c’est-à-dire des enfants qui n’ont pas leurs parents, qui sont aussi pris », constate-t-il, au micro de Marie Normand, du service International de RFI.

« Pire situation humanitaire depuis des décennies »

La semaine dernière, il avait affirmé dans un communiqué que la crise sécuritaire « a précipité la descente d'Haïti dans la pire situation des droits de l'homme et humanitaire depuis des décennies » et souligné que le pays est « au bord du gouffre ».


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