Expulsion de l'imam Iquioussen : le Maroc suspend le « laissez-passer consulaire » qui permet de l'accueillir

© FRANCOIS LO PRESTI / AFP

Il est désormais considéré comme une personne en fuite et inscrit au fichier des personnes recherchées (FPR). Mais l’imam Iquioussen ne devrait pas se rendre au Maroc. Comme l’a appris l’AFP, son pays d’origine (dont il avait d’ailleurs la nationalité), a décidé de suspendre le « laissez-passer consulaire » qu’il avait pourtant délivré le 1er août afin de permettre son expulsion par la France vers ce pays. Selon une source proche du Maroc, la décision a été prise car il n’y « aurait pas eu de concertations avec les autorités marocaines », alors que la veille, le Conseil d’Etat avait donné raison à Gérald Darmanin , validant son expulsion.

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Selon cette même source, la décision de l’expulsion est jugée comme « unilatérale », une information qui surprend le ministère de l’Intérieur, rappelant que la validité d’un laissez-passer était de « 60 jours » et qu’il serait « incompréhensible que [ce] document qui n'a d'autre fonction que d'officialiser la reconnaissance par le Maroc de la nationalité de l’imam Iquioussen soit suspendu ». Dans l’entourage du ministre de l’Intérieur, on s’interroge même : « Comment peut-on reconnaître la nationalité d'un de ses ressortissants un jour et ne plus la reconnaître le lendemain ? »

Le prédicateur est devenu un « délinquant »

Un blocage marocain, qui est une nouvelle épine dans le pied de Gérald Darmanin, qui avait eu la mauvaise surprise d’apprendre, la veille, que l’imam...


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