Exposition. "La semaine où le soleil a rencontré la terre"

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Les projections cinématographiques de l’artiste Siobhán McDonald, au Centre culturel irlandais à Paris, rendent hommage à l’étrangeté de notre univers, quand le soleil rencontre la terre, notamment lors des orages magnétiques. Et aussi à la beauté de la matière et de la lumière, explorés par le satellite Solar Orbiter.

Si vous avez eu , n’hésitez pas. Si vous ne l’avez pas eue, n’hésitez pas non plus. Délicatement posée sur un chevalet, dans la vénérable bibliothèque du centre culturel irlandais à Paris, trône une plaque brillante qui peut vous hypnotiser, telle la Lune masquant lentement l’astre du jour, pendant cinq bonnes minutes (1). Glissent sur sa surface des formes cosmiques émanant d’un projecteur vidéo. Nulle image scientifique « classique » mais un ballet de croissants célestes diaphanes, comme une échappée vers le fin fond de l’univers. Et si l’œil est capté par les couleurs changeantes, du rouge au bleu, il entreverra aussi des panaches jaunes, traces des orages magnétiques solaires qui !

"Comme un passage vers l’inconnu"

Passe enfin une mystérieuse main fantomatique, de la danseuse Emma O’Kane, aujourd’hui disparue, qui virevolta devant la caméra du cinéaste Christopher Ash. Parfois s’immobilise un gros rond bleu, tel l’iris d’un œil cosmique qui se serait retourné vers le spectateur. "Comme un passage vers l’inconnu", selon Siobhán McDonald, autrice de « The week the sun touched the Earth », qu’elle dit avoir mis plusieurs années à mettre au point et qui donne aujourd’hui son nom à l’ensemble de l’exposition. 22 oeuvres, peintures, lithographies, sculptures, projections cinématographiques etc. dont les noms vont de Solar Black/Solar White à Quartz, en passant par Resonator…

Fascinée par les orages magnétiques, s’interrogeant sur la perception que les anciens peuples irlandais pouvaient avoir de la puissance du Soleil, l’artiste actuellement en résidence au célèbre Trinity College de Dublin, s’est plongée dans des Annales remontant au VIIe siècle, "appréciant l’odeur et jusqu’à la poussière de la bibliothèque", sourit-elle. Mais elle a aussi rencontré les scientifiques d’aujourd’hui, parmi les plus pointus sur la connaissance du soleil à l’ESA et à la NASA, qui ont conçu et en recueillent les données. Peter Gallagher, chef du département d’astrophysique au Dublin Ins[...]

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