Exposition : quand les puissants se mettent à table

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Au musée du Louvre-Lens, une exposition sur "Les tables du pouvoir" s’intéresse à la façon dont les puissants ont montré au cours des siècles leur gout et leur richesse avec les repas de prestige. Une visite qui va de la Mésopotamie aux tables de l’Elysée.

Savez-vous que le dressoir de votre grand-tante Huguette, où trônent des soupières de Sarreguemines et autres faïences de Giens, est un meuble à étagères d’exposition de vaisselle qui a traversé mille ans d’histoire ? Que chaque jour quand vous déjeunez ou dînez, vos couverts posés de chaque côté de l’assiette, les verres à portée de mains, vous utilisez un service à la Russe ? Ou encore que le solaire Louis XIV, roi de France et de Navarre … mangeait avec ses doigts ? "Les fourchettes sont une création des Médicis. Arrivé en France par l’entremise des reines italiennes Marie et Catherine de Médicis, ce couvert n’a pas connu un succès immédiat", explique Justine Canu, médiatrice de l’exposition "Les tables du pouvoir" que l’on peut encore visiter pendant quelques jours au (Hauts de France).

Aiguière Klagmann (1856), imposant vase à eau en argent réalisé sous Napoléon III. Crédits : Louvre-Lens/ E. Lovino

L’évolution des us et coutumes et des manières de table

Une exposition passionnante sur la table des puissants. Si des objets majestueux sont présentés tels que l’Aiguière Klagmann (1856) avec ses motifs en ronde-bosse, dont l’un représente le berger Ganymède, enlevé par un aigle - en réalité Jupiter (Zeus) - qui s’en était épris ; ou encore un aquamanile en argent du 16e siècle en forme de volatile aux ailes repliables… C’est l’évolution au fil du temps des us et coutumes et des manières de table avec lesquelles les puissants ont pris leur repas qui est ici déclinée. Une salle entière s’intéresse ainsi au banquet couché des Grecs, des Etrusques et Romains allongés sur des klinai (banquettes).

Cratère en cloche, scène de banquet grec. Vers 400-375 av. J.C. Crédits : Louvre-Lens /E. Levino

Ceux avec ou sans présence féminine ; ceux où l’on coupait plus ou moins son vin avec de l’eau selon la teneur que l’on souhaitait donner au symposium, le moment des discussions et débats qui succédait aux libations et agapes illustrés par le "Banquet" de Platon, avec des coupe[...]

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