Exposition : les oubliés de l'exploration

L’exposition "Les visages de l’exploration au XIXe siècle. Du mythe à l’histoire", confronte le mythe de l’exploration à la réalité du terrain. L’occasion de faire surgir des profondeurs de ce passé, les "invisibles", ceux qui ont participé à ces expéditions et que l’histoire a englouti dans ses brumes.

Qu’ils s’appellent Mungo Park, Livingstone, Brazza, Henri Mouhot ou Speke - découvreurs de cités perdues, partis à la recherche des sources du Nil, de l’Orénoque, du Niger, ou encore de peuplades inconnues - l’explorateur européen du XIXe siècle est devenu une figure quasi mythologique, exaltée et popularisée par de nombreux récits ou films. Il y est présenté comme un héros solitaire, intrépide, parti à la recherche de territoires vierges. Ses découvertes font forcément avancer les connaissances géographiques, nourrissent les savoirs archéologiques et anthropologiques ou encore remplissent le blanc des cartes en révélant les "ailleurs" et les "autres".

L'explorateur... ce héros du XIXe siècle. Crédits : Bnf/Société de géographie

La mise en avant d'explorateurs peu connus

Détentrice du fonds exceptionnel de la Société de géographie dont elle conserve les archives, la Bibliothèque nationale de France, à Paris, présente dans le cadre du bicentenaire de cette institution, l’exposition "Les visages de l’exploration au XIXe siècle", en mettant l’accent sur les renouvellements récents de l’historiographie concernant ces entreprises souvent difficiles, voir dramatiques.

Carte de l'Afrique d’Eustache Hérisson, 1820. Y apparaissent des pans entiers de territoires inconnus. Crédits : BNF, département des Cartes et plans

On y redécouvre, bien sûr, par exemple, René Caillié (1799-1838), premier Européen à avoir pénétré dans la mythique Tombouctou (actuel Mali), vêtu en pèlerin en route pour la Mecque ; ou le "chèche" d’un officier français qui utilisait ce foulard pour y inscrire chaque soir de nouvelles données cartographiques sans éveiller les soupçons des populations de l’extrême sud de la province d’Oran (Algérie). Mais cette exposition s’intéresse aussi aux caractères des expéditions elles-mêmes (les conditions pratiques dans lesquelles ces voyages ont été effectués), tout en mettant en avant certains explorateurs moins connus. Ainsi des femmes comme Gabrielle Vassal [...]

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