Exposition à Paris : dans les petits papiers de l’Histoire à la BNF

Yves Jaeglé

La Bibliothèque Nationale de France organise ce week-end son festival, autour de l’exposition « Manuscrits de l’extrême » et de Victor Hugo. Feuillets miraculés.


Un manuscrit est toujours un miracle. Une anomalie. Une folie. Une espèce rare et non protégée. Imaginez « Notre-Dame de Paris » de Victor Hugo, dont la Bibliothèque Nationale expose ce week-end le manuscrit autographe, exceptionnellement, à l’occasion de son festival. Il n’en existe qu’une seule version, ces 455 feuillets volants écrits en quatre mois.

L’écrit aussi, c’est du patrimoine. Grâce à Hugo justement. « Je donne tous mes manuscrits, et tout ce qui sera trouvé écrit ou dessiné par moi, à la Bibliothèque nationale de Paris, qui sera un jour la Bibliothèque des Etats-Unis d’Europe », ajoute l’écrivain à son testament en 1881. « Son don a poussé d’autres écrivains à en faire autant », confie-t-on à la BNF.

« On conserve des manuscrits en toutes langues, des papyrus égyptiens aux œuvres contemporaines, comme Julien Gracq ou l’auteur de polars Jean-Patrick Manchette. On est vraiment très éclectiques, sans limite dans le temps, la géographie ou la langue », résume Laurence Le Bras, responsable du département de ces petits et grands papiers, et commissaire de l’exposition « Les manuscrits de l’extrême », qui dévoile actuellement les plus folles de ces écritures, comme des herbes.


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Enfants d’Izieu [anonyme] Dessin du « Retour à la maison et à l’école » [Entre 1942 et 1944] Dpt des Estampes et de la photographie, Réserve, BNF null Droits réservés

Telles ces larmes dans le journal de Marie Curie. Elle pleure Pierre, qui vient de disparaître ce 19 avril 1906, écrasé à Paris par l’un des premiers camions. Leur Prix Nobel de physique, trois ans avant, ne pèse plus rien face à « ta pauvre tête que je caressais si souvent, en la prenant de mes deux mains ». Les petites taches rondes formées par les pleurs, plus de cent ans après, parlent plus que les mots.

Les derniers mots de Marie-Antoinette

Pour nous, le (...)

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