Exportations illégales de bois : le sulfureux ministre brésilien de l'Environnement démissionne

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Le scandale de trafic des bois est intervenu après une série de polémiques impliquant Ricardo Salles, honni des écologistes et qui était de plus en plus sous pression pour démissionner.

Le ministre de l'Environnement Ricardo Salles, l'un des membres du gouvernement de Jair Bolsonaro les plus controversés, a annoncé sa démission le 23 juin 2021, après avoir été mis en cause dans une affaire d'exportations illégales de bois d'Amazonie. "J'ai présenté ma démission au président (Bolsonaro) et il l'a acceptée", a déclaré M. Salles, 46 ans, lors d'une conférence de presse.

Une série de polémiques

Le scandale de trafic des bois est intervenu après une série de polémiques impliquant M. Salles, honni des écologistes et qui était de plus en plus sous pression pour démissionner. Le ministre était aussi pointé du doigt, au Brésil comme à l'étranger, pour l'accélération de la déforestation depuis le début du mandat de Jair Bolsonaro, en janvier 2019. Une hausse due entre autres, selon ses détracteurs, au fait qu'il a privé de moyens humains et financiers les organes publics de protection de l'environnement comme l'Ibama ou l'ICMBio. M. Salles a tenté le 23 juin de justifier sa gestion du ministère en expliquant avoir ménagé un équilibre entre la nécessité de protéger l'environnement tout en "respectant l'agronégoce et les entrepreneurs de tous les secteurs, comme l'exploitation minière ou l'immobilier". Le désormais ex-ministre a également annoncé qu'il serait remplacé par Joaquim Alvaro Pereira Leite, qui travaillait déjà au ministère, en tant que secrétaire à l'Amazonie et aux Services environnementaux. Ce dernier était auparavant conseiller de la Société rurale brésilienne, une organisation qui représente les intérêts de l'agronégoce dans le pays.

Transport de bois à Igarapé-Miri, dans la région de Baixo Tocantins, dans l'Etat du Para, le 18 septembre 2020 (AFP/Archives - TARSO SARRAF)
Transport de bois à Igarapé-Miri, dans la région de Baixo Tocantins, dans l'Etat du Para, le 18 septembre 2020 (AFP/Archives - TARSO SARRAF)

Transport de bois à Igarapé-Miri, dans la région de Baixo Tocantins, dans l'Etat du Para, le 18 septembre 2020. Crédit : AFP/Archives - TARSO SARRAF

Profiter de la pandémie pour assouplir les normes environnementales

Le 19 mai, les bureaux de M. Salles avaient été perquisitionnés à la demande du juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes, qui avait aussi ordonné la levée de son secret bancaire. La Police fédérale[...]

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