Explosions dans la prison d’Olenivka: la Russie persiste et signe

La semaine dernière, des explosions dans la prison d’Olenivka, dans la république séparatiste de Donetsk, ont fait des dizaines de morts parmi des soldats ukrainiens faits prisonniers à Marioupol. Moscou accuse Kiev de les avoir bombardés, ce que Kiev réfute. L’armée russe a emmené mercredi 10 août plusieurs journalistes sur place.

On se rend à Olenivka, à une vingtaine de kilomètres de la capitale de la république autoproclamée de Donetsk, par une route qui traverse la campagne, de petits villages écrasés sous la chaleur de l'été et leurs cimetières envahis par les herbes folles. Devant les bâtiments en brique ocre clair de la colonie pénitentiaire, un important dispositif de sécurité et des précautions particulières comme des téléphones interdits pour la presse.

De l’extérieur, on ne voit que des hauts murs, des barbelés rouillés et des fenêtres masquées par des rideaux et grillagées. À l'intérieur, après avoir franchi une porte coulissante bleue massive, on voit dans la première cour, dominants les visiteurs, trois christs en bois sculptés sur leur croix, et à leurs pieds, un message qui invite à se repentir. Dans la deuxième cour, après les miradors, au sol, du verre brisé et des gravats, puis la pièce au toit détruit où sont morts les prisonniers. On y trouve des tôles qui pendent, une Bible au sol, des tas de cendre, un reste de couverture qui émerge, puis des carcasses d’armature de lits presque entièrement carbonisés.

Sur place, l'Ukraine considérée comme responsable

Ici, on accuse aussi l’Ukraine de viser aussi les grandes villes et les civils. La semaine dernière, Donetsk a connu des tirs d'artillerie ukrainiens dans le centre-ville touchant les hôtels, le théâtre, avec un bilan de cinq morts et plusieurs blessés civils.


Lire la suite sur RFI