Explosions au Liban : "On dormait sur une bombe atomique sans même le savoir"

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Invité de la matinale d'Europe 1, Fouad Zmokhol, ​président du Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise libanais dans le monde, est revenu sur la tragédie qui a frappé Beyrouth mardi. Il met en cause la corruption de la classe dirigeante, selon lui responsable de la catastrophe.

Deux explosions impressionnantes ont meurtri la capitale libanaise mardi, provoquant la mort d'au moins 100 personnes et les blessures de 4.000 autres. Au micro d'Europe 1, Fouad Zmokhol, ​président du Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise libanais dans le monde, est revenu sur cette tragédie. "Le Liban, une fois de plus, pleure", a-t-il déploré. "Toute la communauté internationale est à nos côtés. Mais on est très inquiets de savoir qui va reconstruire", affirme-t-il au micro d'Europe 1. Car Fouad Zmokhol prévient : il faut un renouvellement de la classe politique pour les années à venir.

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"S’ils savaient, c’est un crime et s’ils ne savaient pas, c’est un double crime"

"Est-ce que ça va être cette même classe politique, qui a mené une guerre fratricide de quinze ans et qui a pillé économiquement le Liban pendant 30 ans qui va reconstruire la ville ?", s'interroge Fouad Zmokhol. Selon lui, il n'y a aucun doute : la corruption de la classe dirigeante est responsable de la catastrophe, car le nitrate d’ammonium (qui aurait provoqué la forte déflagration, ndlr) "a été stocké pendant plus de cinq ans dans le port, qui comme toutes les frontières dépendent de l’État". "On dormait sur une bombe atomique sans même le savoir : s’ils savaient, c’est un crime et s’ils ne savaient pas c’est un double crime", conclut-il.

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