Explosion à Kaboul où les Américains disent avoir déjoué un attentat-suicide

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Photo prise le 18 août 2021 devant l'aéroport de Kaboul en Afghanistan où les talibans patrouillent 2021. (AP Photo/Wali Sabawoon) (Photo: via Associated Press)
Photo prise le 18 août 2021 devant l'aéroport de Kaboul en Afghanistan où les talibans patrouillent 2021. (AP Photo/Wali Sabawoon) (Photo: via Associated Press)

AFGHANISTAN - Les États-Unis ont réalisé ce dimanche 29 août à Kaboul une frappe “défensive” de drone contre un véhicule chargé d’explosifs, afin de “supprimer une menace imminente” de Daech au Khorasan contre l’aéroport, a annoncé le Pentagone.

Le groupe ISKP, branche afghane de Daech avait revendiqué l’attentat meurtrier à proximité de l’aéroport le 26 août qui a tué au moins 180 personnes selon le dernier bilan américain. Les États-Unis avaient mené une première frappe de représailles dans la nuit de vendredi à samedi, abattant deux “cibles importantes” de l’ISKP. Samedi, le porte-parole du Pentagone avait indiqué que cette frappe “ne serait pas la dernière”.

“Nous sommes certains d’avoir atteint la cible”, a précisé ce dimanche Bill Urban, un porte-parole du commandement central après la nouvelle frappe américaine. “Nous vérifions l’éventualité de victimes civiles”, a-t-il dit. “Des explosions secondaires provenant du véhicule ont montré la présence d’une quantité importante de matériel explosif”, a-t-il ajouté.

Une attaque toujours “très probable”, selon Washington

Avant que ces précisions soient apportées, une explosion avait été entendue à Kaboul, sans que le lien soit fait dans l’immédiat avec la frappe américaine. Un responsable de l’ancien gouvernement renversé il y a deux semaines par les talibans avait indiqué qu’elle avait été causée par une roquette qui “d’après les premières informations, a frappé une maison”.

Les Américains n’ont pas complètement exclu que cette frappe ait pu faire des victimes civiles, assurant “continuer d’enquêter”. La chaîne américaine CNN a affirmé que neuf membres d’une famille, dont six enfants, avaient été tués. L’AFP n’a pas été en mesure de confirmer ce bilan, mais des médias locaux ont aussi annoncé des victimes civiles.

Joe Biden avait déclaré samedi qu’une attaque terroriste était “très probable” dans les “24 à 36 heures”, après l’attentat dans lequel 13 militaires américains ont été tués.

Le président américain et son épouse Jill Biden se trouvaient dimanche matin sur la base militaire de Dover, à l’est de Washington, auprès de familles de ces militaires lorsque l’annonce de la dernière frappe aérienne est tombée. Ils rendront hommage à leurs dépouilles à midi, heure locale.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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