Exploration lunaire: réussite du décollage de la fusée SLS

AFP - JIM WATSON

La fusée la plus puissante du monde, SLS, a décollé mercredi 16 novembre pour la première fois depuis la Floride, pour une mission marquant le grand début du programme américain de retour sur la Lune, Artémis.

La nouvelle fusée lunaire de la NASA est tout simplement le lanceur le plus puissant jamais construit, le plus gros pétard construit par l’humanité, raconte Simon Rozé, envoyé spécial de RFI en Floride. Elle devait décoller à 7h04 heure de Paris, il y a eu du retard, quarante minutes, alors que pourtant tout s’était très bien passé dans les premières heures du compte à rebours.

Le remplissage en carburant se déroulait parfaitement jusqu’à ce qu’une fuite d’hydrogène liquide se déclare au niveau d’une valve, la NASA n’a pas eu d’autres choix que d’envoyer une équipe, la « red team », sur le pas de tir, faire la réparation directement sur place, littéralement avec une clé à molette pour resserrer des boulons sur la valve, juste à côté tout de même de cette fusée chargée alors de 900 tonnes de carburant très explosif.

Il y a aussi eu un autre souci, au niveau d'une station de suivi radar, nécessaire pour suivre la trajectoire de la fusée, et qui a fait des siennes : elle a cessé de répondre. Comme quoi les décollages de fusées ne tiennent qu'à un fil, en l’occurrence un câble Ethernet défectueux. Là encore, il a fallu le changer, faire des tests... Tout ça mis bout à bout fait que la fusée a quelques minutes de retard sur l’heure prévue.

Pour ce vol test, lancé cinquante ans après le dernier vol du programme Apollo, la capsule Orion, qui n'a pas d'astronaute à bord, n'atterrira pas sur la Lune mais s'aventurera jusqu'à 64 000 km derrière elle, un record pour un vaisseau habitable.


Lire la suite sur RFI