Exploration lunaire : les échantillons chinois parlent !

·2 min de lecture

Des volcans étaient en activité sur la Lune il y a deux milliards d'années ! Alors que toutes les connaissances géologiques provenaient des missions Apollo, voici un demi-siècle, une mission express chinoise menée en 2020 vient de livrer ses premiers enseignements. En rapportant les plus jeunes cailloux lunaires jamais observés, elle réécrit l'histoire de notre satellite naturel.

Cet article est extrait du magazine Science et Avenir - La Recherche n°899, daté janvier 2022.

Depuis 1976 : cela faisait près d'un demi-siècle que des échantillons n'avaient pas été grappillés sur la Lune. Et finalement, il aura fallu moins d'une année à la Chine pour envoyer une sonde robotisée à la surface de notre satellite, prélever des pierres volcaniques, les rapatrier sur Terre et produire - en octobre 2021 - les premières analyses. "Tout cela s'est fait très rapidement. Les équipes qui ont examiné ces fragments de roche ont utilisé des techniques de pointe et travaillé d'arrache-pied pour publier en un temps record les premières conclusions", confirme Frédéric Moynier, chercheur à l'Institut de physique du globe de Paris et spécialiste de la géologie de la Lune. Il faut dire que ces résultats étaient très attendus. Et les espoirs n'ont pas été déçus. Ces roches volcaniques lunaires ont été datées de "seulement" deux milliards d'années, soit les plus jeunes jamais analysées en laboratoire ! Elles attestent que la Lune crachait encore de la lave à cette époque-là… à la grande stupéfaction des planétologues.

Les premiers échantillons de notre satellite naturel ont été rapportés par la mission américaine Apollo 11 en 1969. Les astronautes Neil Armstrong et Buzz Aldrin, premiers "moonwalkers" de l'histoire, ramassèrent alors 22 kg de roches et de fines poussières (appelées régolithe) à l'aide de pinces, de marteaux et de pelles. Par la suite, cinq autres missions (Apollo 12, 14, 15, 16, 17 - la dernière décollant en 1972) rapportèrent des quantités croissantes pour un stock total de 382 kg. Entre 1970 et 1976, l'ex-Union soviétique collecta, elle aussi, des échantillons grâce aux sondes automatisées Luna 16, 20 et 24 : des poussières uniquement et en quantité mille fois moins importante (326 grammes).

"Les analyses ont produit des découvertes majeures", rappelle Frédéric Moynier. En particulier sur l'origine du système Terre-Lune. Car en comparant la compositio[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles