Comment expliquer le retour en grâce des newsletters

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Vous en recevez peut-être chaque jour, chaque semaine ou chaque mois. Les newsletters ont été données pour mortes plusieurs fois, notamment lors de l’avènement des réseaux sociaux à la fin des années 2010. Elles ont pourtant continué à se réinventer et sont même devenus une alternative pour de nombreux journalistes souhaitant échapper aux carcans des sites d’informations et des rédactions web traditionnelles. Qu’elle soit généraliste, comme Bulletin, Time To Sign Off ou Brief.Me, ou spécialisée, comme Artips et Insider, la newsletter a le principal avantage d’être un média peu onéreux, bien moins couteux à produire qu’un site ou qu’un magazine, et qui permet de toucher un public de niche. Anaïs Carayon, fondatrice de "Brain Matin", et Jean Abbiateci, le créateur de "Bulletin", étaient vendredi les invités d'Europe 1. 

Une forme d'indépendance

Une newsletter, lorsqu'elle est payante, permet surtout au journalisme en ligne de s’émanciper en partie de la publicité et des réseaux sociaux, comme l’explique au micro de Culture Média Anaïs Carayon. "C’est un vrai ras-le-bol des réseaux sociaux, notamment de Facebook, qui m’a poussé à me lancer dans la newsletter. Facebook a été, au milieu des années 2010, une manne de trafic incroyable pour tous les sites, mais l'algorithme s’est étriqué avec le ciblage publicitaire, et la visibilité des médias a diminué", relève-t-elle.

Autre élément de rupture : un rapport de plus en plus complexe avec les annonceurs, ce qui a pu conduire ces dern...


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