Comment expliquer les inondations historiques et meurtrières qui ont sévi en Afrique du Sud ?

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La région de Durban se trouve actuellement en plein automne, et à cette époque, il n'est pas rare que la zone subisse des phénomènes météo extrêmes avec des précipitations importantes : c'est l'une des périodes de l'année où le risque d'intempéries est le plus important là-bas. Cependant, la dépression qui a concerné la côte est entre le 11 et le 12 avril dernier a eu des conséquences historiques : il est tombé l'équivalent de 6 mois de précipitations en l'espace de deux jours sur la région de Durban, soit 450 mm, en raison d'une goutte froide, un décrochage d'air polaire comme ceux que nous connaissons régulièrement en Europe.

C'est ce même type de phénomène, dont l'intensité est toujours difficile à prévoir, qui avait causé les gigantesques inondations meurtrières survenues en Allemagne en juillet 2021.

En rouge, les zones touchées par plus de 300 mm de pluie. © NASA
En rouge, les zones touchées par plus de 300 mm de pluie. © NASA

La plus grande catastrophe depuis 60 ans

Ce type de décrochage d'air froid se produit régulièrement au printemps dans l'hémisphère sud, et particulièrement en avril vers Durban, mais pas dans des proportions aussi dramatiques. Cette dépression stationnaire a provoqué une brusque montée des eaux, accompagnée de coulées de boue et de glissements de terrain.

Les météorologues sur place avaient bien prévu des intempéries, mais le phénomène a été finalement bien plus fort qu'annoncé. Il s'agit de la pire catastrophe naturelle survenue dans la province de KwaZulu-Natal depuis au moins 60 ans.

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