Comment expliquer la bérézina de la droite à la présidentielle ?

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© AFP

Il est peu dire que le score de Valérie Pécresse (4,78 %) a déçu Les Républicains et fait relativiser la défaite de 2017 lors de laquelle François Fillon pouvait encore se targuer de représenter un cinquième de l’électorat. Certes, comme il y a cinq ans, le parti pourra se dire victime des circonstances et des évènements , et ne s’est déjà pas privé pendant la campagne de déplorer une sorte d’acharnement du pouvoir en place contre ce qui aurait pu être la seule force de gouvernement susceptible de le mettre en échec. Il n’en reste pas moins que le parti traditionnel de la droite française est aujourd’hui réduit à l’état de résidu électoral, même pas en capacité d’assurer le remboursement de sa campagne. Il est donc nécessaire de comprendre à la fois la nature de cet évidement électoral, ses causes et ses conséquences.

Où sont passés les électeurs de droite ?

Dans l’ensemble, les facteurs explicatifs du vote Pécresse sont sensiblement les mêmes que pour celui du vote Fillon : un électorat assez nettement âgé, catholique et aisé – même si la candidate a peiné à convaincre la frange de la population possédant la situation la plus confortable (diplômée, épargnant beaucoup et satisfaite de sa vie). Pour autant, le vote de droite apparaît dérisoire dans la plupart des segments électoraux, ce qui est notamment dû à un désalignement de l’électorat de droite avec son parti de prédilection. En d’autres termes des pans entiers de l’électorat définis par leurs caractéristiques sociodé...


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