Les experts accèdent enfin à Douma. La France craint que les preuves d'attaque chimique aient déjà "disparu"

AFP
Une voiture de l'OIAC le 7 octobre 2013 arrive à Damas (photo d'illustration)

SYRIE - Une équipe de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) est arrivée ce mardi 17 avril dans la ville syrienne de Douma où plus de 40 personnes auraient péri sous l'effet des gaz toxiques le 7 avril au moment où la ville était encore aux mains des rebelles

Mais pour les Occidentaux, les enquêteurs internationaux arrivent plus de dix jours après l'attaque chimique présumée et ont peu de chances de pouvoir collecter des indices probants et des preuves irréfutables.

Mardi matin, dans un communiqué officiel, le ministère français des Affaires étrangères a estimé qu'il était "très probable que des preuves et des éléments essentiels disparaissent" du site de Douma. "A ce jour, la Russie et la Syrie refusent toujours aux enquêteurs l'accès au site de l'attaque alors que ceux-ci sont arrivés en Syrie le 14 avril".

Invoquant des "problèmes de sécurité", la Russie a assuré que les inspecteurs de l'OIAC auraient accès aux lieux de l'attaque, niant toute mauvaise volonté. "La position du ministère français des Affaires étrangères est très étonnante", a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, citée par l'agence publique RIA Novosti.

"Intention de contrecarrer les efforts de la mission de l'OIAC"

"Premièrement, la Russie s'est prononcée justement pour envoyer le plus vite possible une inspection de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC)" à Douma, a-t-elle rappelé. "Deuxièmement, sans être organisateur de ce voyage, la partie russe a apporté toute l'assistance nécessaire pour qu'il puisse avoir lieu", a souligné Zakharova. "Troisièmement, l'accès des inspecteurs a été compliqué par le fait que des combattants restent encore à Douma, et l'ONU souhaitait avoir des garanties supplémentaires de sécurité", a expliqué la porte-parole.

"Comme pour toute scène de crime, il est fondamental d'arriver le plus vite possible sur les lieux. Là, il y a déjà un délai qui est très...

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