Un expert en archéologie et son mari en examen pour trafic d'antiquités pillées

Christophe Kunicki, un expert en archéologie réputé et son mari Richard Semperont été mis en examen vendredi à Paris dans une vaste enquête sur un trafic d'antiquités pillées dans des pays au Proche et au Moyen-Orien

Un expert en archéologie réputé et son mari ont été mis en examen vendredi à Paris dans une vaste enquête sur un trafic d'antiquités pillées dans des pays au Proche et au Moyen-Orient à la faveur de troubles politiques, a appris l'AFP vendredi de sources concordantes.

Christophe Kunicki, expert en archéologie méditerranéenne, et Richard Semper ont été mis en examen pour escroqueries en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et délits punis de 10 ans d'emprisonnement, de blanchiment en bande organisée et de faux et usage de faux, selon une source judiciaire et une source proche du dossier.

En liberté sous contrôle judiciaire

Présentés à un juge des libertés et de la détention, ils n'ont pas été incarcérés et ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Les deux hommes avaient été arrêtés et placés en garde à vue avec trois autres suspects lundi et mardi lors d'un coup de filet retentissant dans le milieu feutré du marché de l'art et des antiquaires parisiens.

Les trois autres suspects - le président de la maison Pierre-Bergé & Associés, une ancienne conservatrice du Louvre et un célèbre galeriste parisien de la rive gauche - ont été remis en liberté sans être présentés au juge d'instruction Jean-Michel Gentil, chargé de cette enquête confiée à l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC).

Des centaines de pièces concernées

Ces deux figures respectées du monde des antiquités dans la capitale française, considérée comme l'une des places fortes mondiales du secteur, sont soupçonnées d'avoir "blanchi" des objets archéologiques pillés dans plusieurs pays en proie à l'instabilité depuis le début des années 2010 et l'émergence du Printemps arabe: Egypte(...)


Lire la suite sur Paris Match