Les expatriés titulaires de visas H-1B menacés par les licenciements dans la tech

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Environ 10 000 employés licenciés chez Amazon, 11 000 chez Meta, la maison mère de Facebook, plus de 3 000 chez Twitter, 1 200 chez Snapchat, plusieurs centaines chez Intel et Salesforce… Au total, plus de 42 000 professionnels de la tech ont perdu leur emploi ces dernières semaines aux États-Unis. Parmi eux, des milliers de travailleurs étrangers titulaires d’un visa H-1B “qui pourraient être bientôt contraints de quitter les États-Unis”, explique le magazine Forbes.

“Je m’étais dit que j’allai trouver un nouvel emploi d’ici novembre, que la période de grâce de soixante jours pour garder mon visa H-1B serait facile à gérer, écrit l’un d’eux sur LinkedIn. Un mois plus tard, sans offre d’emploi en vue, je suis découragé… J’aimerais ne pas avoir à envisager la possibilité effrayante de vendre tout ce que je possède, de dire au revoir à tous ceux que je connais ici et de quitter le pays du jour au lendemain simplement parce que j’ai été licencié.”

Des dizaines de milliers de professionnels privés de travail

Selon Kathy Khol, une avocate spécialisée en droit de l’immigration, les travailleurs étrangers représentent couramment de 20 à 30 % de l’effectif des entreprises technologiques américaines. La plupart d’entre eux, au cas où ils perdent leur emploi, ne bénéficient que de ce délai de soixante jours pour en retrouver un autre avant d’être passibles d’expulsion. Or, selon ses estimations, au moins la moitié des travailleurs récemment licenciés ne pourront pas trouver à temps un nouveau job.

Alors qu’il était encore “relativement facile”, l’été dernier encore, de décrocher en quelques semaines un poste dans le secteur alors que des start-up comme Carvana ou GoPuff ont licencié des milliers de professionnels, la majorité des titulaires de visa H-1B licenciés cet automne n’auront pas cette chance, estiment également d’autres experts.

Ni Apple ni Alphabet, la maison mère de Google, n’ont pour le moment annoncé de suppressions d’emplois. En revanche, les deux géants ont décidé de geler les embauches. Par ailleurs, même si de nombreuses start-up en phase de lancement sont en manque de personnel, elles n’ont pas la capacité d’embaucher les dizaines de milliers de professionnels soudain privés de travail.

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