Expérience : j'ai testé le silence absolu

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Faites l’essai : saisissez « chambre anéchoïque » dans un moteur de recherche sur Internet. Vous vous apercevrez vite qu’un séjour dans ce genre de pièce figure en bonne place dans la liste des expériences traumatisantes avec, mettons, le saut à l’élastique et la rencontre nez à nez avec une mygale. « J’ai passé dix minutes dans une chambre anéchoïque et ça m’a retourné le cerveau », « Personne ne peut y rester plus de quarante-cinq minutes », « La chambre anéchoïque qui rend fou », voilà quelques-uns des résultats qui sortent en premier. Un écrivain franco-américain raconte même la mésaventure d’un violoniste qui, au bout de trente secondes, aurait tambouriné contre la porte en suppliant qu’on lui ouvre.

Quel genre de torture y subit-on ? Une définition s’impose. « Anéchoïque » : le mot vient du grec ancien (préfixe privatif an– et êkhô, « bruit, son répercuté »). Appelées aussi « chambres sourdes », ces pièces sont conçues pour absorber toutes les ondes qui y circulent, qu’il s’agisse d’ondes sonores ou électromagnétiques. Et alors ?, serait-on tenté de demander. Et alors c’est très important.

Par exemple, pour les fabricants de micros, de haut-parleurs ou d’enceintes acoustiques, qui peuvent y tester la qualité de leurs équipements dans un environnement totalement silencieux et vierge de tout écho parasite. Harley-Davidson a placé ses motos dans des chambres anéchoïques pour travailler le bruit de ses moteurs —les rendre moins bruyants sans en altérer le son si caractéristique. (...)

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