Cette exoplanète de l'extrême est sans nuages !

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Celles que les astronomes appellent les Jupiter chaudes sont des exoplanètes de masse comparable à celle de Jupiter et dont la température dépasse 700 °C. Proches de leur étoile hôte, elles sont généralement plutôt faciles à détecter par la méthode des vitesses radiales. L’une d’entre elles, WASP-62b attire aujourd’hui l’attention. Car des chercheurs de l’université de Harvard (États-Unis) affirment que son atmosphère est dénuée de nuages et même de brumes.

WASP-62b a été découverte en 2012, à environ 575 années-lumière de notre Terre. Sa masse est d’environ la moitié de celle de notre Jupiter. Mais alors que la planète géante de notre Système solaire met 12 ans à faire le tour du Soleil, WASP-62b met seulement quatre et demi de nos jours à faire de même de son côté.

WASP-96b — ici en vue d’artiste —, une Saturne chaude, est à ce jour la seule autre exoplanète connue sans nuages. © Nasa
WASP-96b — ici en vue d’artiste —, une Saturne chaude, est à ce jour la seule autre exoplanète connue sans nuages. © Nasa

Une configuration atmosphérique rare

Les données du télescope spatiale Hubble combinées à la spectroscopie ont permis aux chercheurs d’identifier la présence de sodium dans l’atmosphère de cette Jupiter chaude. Mais ce qui les a surpris, c’est la manière remarquablement claire dont apparaissent ses raies d’absorption. Alors qu’en principe, les brumes et les nuages obscurcissent la signature du sodium. « Une preuve irréfutable de la clarté de l’atmosphère de WASP-62b », note Munazza Alam, astronome, dans un communiqué de l’université de Harvard.

Rappelons que les chercheurs estiment que moins de 7 % des exoplanètes présentent une atmosphère claire. WASP-62b est même la première Jupiter chaude du genre connue. Les astronomes espèrent que l’étude de ces exoplanètes sans nuages pourra aider à mieux définir la manière dont se forment les planètes. Et ils se réjouissent que ces atmosphères particulières puissent aider à identifier plus facilement de quoi les exoplanètes en question sont faites.

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura