Cette exoplanète « barbe à papa » remet en question les conceptions des astronomes

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

En 2019, des chercheurs annonçaient avoir détecté de la vapeur d’eau dans l’atmosphère d’une exoplanète. Aujourd’hui, l’un de ces chercheurs, Caroline Piaulet, astronome à l’université de Montréal (Canada), dévoile des travaux étonnants concernant une autre exoplanète : Wasp-107b. La masse de son cœur serait bien plus faible que ce que pensait la communauté.

Rappelons que Wasp-107b est une planète atypique. Elle a été découverte en 2017, à environ 212 années-lumière de notre Terre, dans la constellation de la Vierge. Elle est presque aussi grande que Jupiter, mais sa masse est largement inférieure. Wasp-107b est ce que les astronomes appellent une planète « barbe à papa ». Et son orbite est par ailleurs proche de son étoile, seize fois plus que notre Terre l’est du Soleil. Elle en fait le tour en 5,7 de nos jours seulement. Si bien qu’elle a du mal à retenir son atmosphère.

Grâce aux données obtenues à l’observatoire Keck (Hawaï), les chercheurs de l’université de Montréal ont pu mesurer avec précision le mouvement d’oscillation de son étoile hôte en raison de l’attraction gravitationnelle de Wasp-107b. Ils ont ainsi établi sa masse à environ le dixième de celle de Jupiter.

Un noyau incroyablement peu massif

Les astronomes ont ensuite effectué une analyse pour déterminer la structure interne de la planète. Leur conclusion : la masse du noyau solide de Wasp-107b ne doit pas dépasser quatre fois celle de la Terre. Ainsi donc, plus de 85 % de la masse de la planète se situerait dans l’épaisse couche de gaz qui entoure ce noyau. C’est étonnant. Car il faut savoir que Neptune, par exemple — dont la masse se rapproche de celle de Wasp-107b...

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