ExoMars 2022 : les parachutes enfin prêts pour atterrir sur la planète Rouge

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Bonne nouvelle pour la mission Exomars censée décoller l’été prochain. Grâce au concours d’équipementiers militaires, les deux parachutes de 15 et 35 mètres de large se déploient désormais sans encombre. Ils devraient donc permettre à l’Europe, si tout se passe comme prévu, de réussir son premier atterrissage sur Mars. Et déposer à cette occasion le rover Rosalind Franklin qui cherchera d'anciennes traces de vie.

C’est un ouf de soulagement pour l’Agence spatiale européenne (ESA). Et plus largement pour tous les scientifiques impliqués dans la mission Exomars 2022, développée par l’ESA avec le concours de l’agence spatiale russe Roscosmos. Elle vise à faire atterrir, sur Mars, la plateforme russe Kazachok ("petit cosaque" en russe), bardée d’instruments scientifiques (magnétomètre, sismomètre, station météo…), mais aussi l’astromobile , premier rover martien de fabrication européenne qui cherchera les traces d’une éventuelle vie passée. Le tout propulsé par un lanceur russe Proton, depuis le cosmodrome de Baïkonour.

Mais si la fusée, la plateforme et l’astromobile fonctionnent à merveille, les ingénieurs butaient depuis plusieurs années sur un élément crucial : le système de parachutes servant à faire atterrir le vaisseau. Or des tests réalisés il y a quelques semaines poussent enfin à l’optimisme. Tous les parachutes – quatre au total – sont opérationnels ! Exomars devrait ainsi s’envoler l’année prochaine, en septembre 2022.

Le rover européen Rosalind Franklin, de la taille d'une voiturette de golf, est l'élément clé de la mission Exomars 2022. Crédit : ESA

L’atterrisseur Schiaparelli était tombé comme une pierre

Deuxième volet d’un programme qui avait déjà déposé, en 2016, la sonde TGO en orbite martienne, la mission devait décoller initialement en 2018, . L’ouverture d’un des parachutes avait alors violemment secoué celui-ci, ce qui l’avait fait tournoyer et faussé les mesures d’altitude. Résultat : les rétrofusées s’étaient arrêtées beaucoup trop tôt, laissant le démonstrateur tomber comme une pierre à une vitesse de plus de 500 km/h. En raison de difficultés financières et d’un calendrier n’offrant aucune marge de manœuvre, la seconde étape du programme Exomars était reportée à la fenêtre de tir suivante (qui s’ouvre tous les deux ans environ sur Mars), soit l’été 2020.

Une entrée dans l’atmosphère à 21.000 km/h

Mais de sérieux problèmes ont commencé à apparaître dé[...]

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