Exode urbain : à Vendôme, d'anciens Parisiens trouvent un havre de paix à 42 minutes de la capitale

Au confins du Perche et de la Beauce, la ville de Vendôme (Loir-et-Cher) abrite 17 000 habitants. Julie Legout habite juste à côté, à Villiers-sur-Loir. A 36 ans, elle est arrivée en famille depuis Nanterre (Hauts-de-Seine) juste avant Noël. "Avant on allait à l’école à pied, mais avec des grands boulevards à traverser, un bruit assez épouvantable dès le matin, alors que là on est dans un contexte plus serein", confie cette dernière. Son envie de changement a été précipitée par le confinement. 42 minutes pour faire Paris-Vendôme Les nouveaux venus sont plus que bienvenus, assure l’institutrice de l’école. "On a eu sept classes, on a plus que quatre classes. Donc on a quand même tous les ans une perte d’élèves, explique Céline Subileau. On veut avoir des enfants, on a besoin d’eux !". En vendant son appartement de 80 mètres carrés à Nanterre, Julie s’est offert une longère du XVIIème siècle de 320 mètres carrés, avec un grand jardin et bientôt un potager. Si elle a quitté son travail dans la communication, elle ne désespère pas de trouver un nouvel emploi. Vendôme possède en effet un grand avantage : une gare qui relie Paris en 42 minutes de TGV. Un critère de choix pour Sylvie Chouin, une autre Parisienne installée à Saint-Ouen (Loir-et-Cher) depuis l’été dernier dans la région. "C’est tout un ensemble : c’est la région et c’est la gare, concède-t-elle. C’est le temps de transport avec Paris, c’est extraordinaire." Elle fait le trajet deux fois par semaine pour se rendre à Paris travailler, et est enfin devenue propriétaire.