Des exilés syriens traquent les tortionnaires d'Assad dans un thriller captivant présenté à Cannes

Film d'ouverture de la Semaine de la critique, "Les Fantômes" suit un exilé syrien à la recherche de l'homme qui l'a torturé pendant la guerre civile. France 24 s'est entretenu avec son réalisateur, le Français Jonathan Millet, qui signe un des premiers longs métrages marquants de la quinzaine cannoise.

Loin des célébrations des titans hollywoodiens, la découverte de nouveaux talents constitue, pour de nombreux cinéphiles, le réel plaisir du Festival de Cannes. Autre attrait des sélections cannoises : la capacité du cinéma à plonger dans l'actualité, à sonder les plaies encore ouvertes de guerres évincées dans les médias par d'autres conflits plus récents.

"Les Fantômes" ("Ghost Trail"), le premier long métrage de fiction du réalisateur Jonathan Millet, répond à ces deux attentes. Inspiré de faits réels, il suit les efforts d'un exilé syrien pour retrouver l'homme qui l'a torturé, lui et d'innombrables autres, dans la tristement célèbre prison syrienne de Saidnaya, surnommée par les militants "l'abattoir humain".

Cette filature haletante révèle rapidement un fossé entre les expériences de l'exil des deux personnages : l'un se fondant parfaitement dans la masse, l'autre freiné par son traumatisme.

Pourquoi le choix d’une fiction, et d’un film de genre, plutôt qu'un documentaire ?


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