Exclusion d'Éric Ciotti des LR: Laurent Wauquiez estime que la France "a besoin d'une droite républicaine indépendante"

"Notre pays a besoin d'une droite républicaine indépendante." C'est le message martelé par le président de la région Auvergne Rhône-Alpes Laurent Wauquiez, à l'annonce de l'exclusion d'Éric Ciotti à la tête de son parti Les Républicains, décidé à l'unanimité par le bureau politique.

Sans jamais citer le nom du chef des LR, Laurent Wauquiez s'est exprimé à la presse à la sortie de cette réunion qui a décidé de la rupture entre les LR et Éric Ciotti. Il a défendu l'impossibilité des Républicains de se joindre au Rassemblement national lors des élections législatives anticipées, comme le voulait et l'avait annoncé Éric Ciotti.

"Notre conviction, c'est que dans une crise qui est aussi lourde et dans une tempête qui s'annonce aussi difficile pour notre pays, quand on fait de la politique on ne répond pas par des accords, des coalitions, des petites ententes faites en catimini pour négocier des circonscriptions", a-t-il lancé.

"On le fait en défendant ses convictions. On peut convaincre, on peut échouer à convaincre, mais on le fait dans la clarté. On le fait avec une colonne vertébrale."

"Les Républicains doivent porter leurs idées"

Laurent Wauquiez insiste sur le rôle des Républicains à offrir une "alternative" au "en même temps" d'Emmanuel Macron et au "saut dans l'inconnu" que représente le Rassemblement national.

"Les Républicains, dans ce combat des législatives, doivent porter leurs idées simplement mais clairement. (...) Les Français auront ce choix lors des élections législatives. Nous serons nombreux a porté cette volonté, cette parole de cette droite républicaine indépendanteé, assure-t-il.

"Je ne suis pas fier de l'image qu'a apporté la politique au cours de ces derniers jours", conclut Laurent Wauquiez. "Mais la seule réponse qui est digne, qui est correcte, c'est celle que nous apportons aujourd'hui."

De son côté, Éric Ciotti rejette son exclusion en dénonçant une réunion "mise en œuvre en violation flagrante de nos statuts", qui peut avoir "des conséquences pénales". "Je suis et reste le président de notre formation politique, élu par les adhérents", écrit-il sur X.

Article original publié sur BFMTV.com